Marchés

Les 40 produits qui ont changé la consommation

Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Post-it, micro-ordinateur, Lycra, bifidus, surgelé portionnable « LSA » a sélectionné 40 produits qui, en s'adaptant aux évolutions du consommateur - ou en les provoquant -, ont fait la fortune des magasins.

La rédaction vous conseille

LES CONSOMMATEURS LEUR DISENT MERCI

Bill Gates

Microsoft, l'entreprise d'édition de logiciels qu'il a créée en 1975 avec Paul Allen, a révolutionné le traitement et la notion même d'information dans les entreprises. Son système d'exploitation Windows s'est imposé comme un standard, quasiment unique, aux constructeurs et aux utilisateurs de matériel informatique dans le monde entier.

Antoine Riboud

Sur les cinq continents, aujourd'hui, l'ultra-frais et son produit emblématique, le yaourt, sont l'objet d'une bataille franco-française entre Danone, groupe créé par Antoine Riboud, et Yoplait, Nestlé jouant les outsiders. Un doublé à saluer, car rares sont les secteurs où la France peut se targuer d'aligner les deux leaders mondiaux.

François Dalle

L'Oréal, numéro un mondial des cosmétiques, se bat contre des groupes américains ou japonais. Secret de la réussite de François Dalle ? Avoir libéré la beauté du circuit sélectif pour la démocratiser en grandes surfaces, comme Antoine Riboud et son concurrent l'avaient fait pour le yaourt. Avoir misé sur l'innovation : la laque, le bain moussant, le gel douche. Et les avoir soutenus par de la publicité.

Steve Jobs

Installé dans un garage de Cuppertino (Californie), avec son complice Stephen Wozniak, il a mis au point le premier ordinateur domestique : Apple 1. En lançant son micro-ordinateur Macintosh en 1984, il mettra à la disposition du public un appareil convivial et simple d'accès. Dernière trouvaille : l'iMac.

Épicerie-liquides : Le temps, c'est de l'argent

Permettre aux consommateurs de gagner du temps avec des produits de plus en plus pratiques et rapides à préparer, c'est le souci des industriels depuis quarante ans. Dès le début des années 60, les Français préfèrent consacrer leur temps aux loisirs plutôt qu'à la préparation des repas quotidiens. D'où l'avènement des produits lyophilisés ou en poudre, ultrarapides à préparer, pratiques et pas chers. Et plus tard de l'ouverture facile pour les emballages.

Puisqu'il faut aller vite, les ménages ne veulent plus de recettes compliquées. À l'inverse, les consommateurs plébiscitent les petits formats que l'on peut emporter facilement avec soi et consommer hors foyer. À partir de la fin des années 80, les mini-produits font un malheur. Ou les maxi-produits, quand ils sont plus pratiques, comme l'eau en bouteille de 2 litres. La praticité peut d'ailleurs se cacher derrière de nouvelles technologies, comme le polyéthylène téréphtalate, un plastique incassable, non polluant, léger et esthétique utilisé pour les boissons gazeuses, l'eau ou les soft drinks. Pour autant, les consommateurs ont toujours besoin de rêver. Avec son image dynamique sur l'air de la « Lambada », Orangina a « boosté » le linéaire des boissons gazeuses. Une réplique au rêve américain de Coca-Cola.

>1962-Les boissons « marketing » Orangina - Pernod-Ricard

« Orangina, secouez-moi, secouez-moi. » La formule a germé dans la tête d'un médecin d'Afrique du Nord, le Dr Trigo : jus d'orange, sucre, eau et surtout pulpe d'orange. C'est toujours la même. Les Beton père et fils rachèteront la marque puis créeront la célèbre bouteille ronde en forme d'orange avec goulot, bien peu pratique. Près de quarante ans plus tard, il se vend 1,2 milliard de litres d'Orangina dans le monde, et Coca-Cola convoite la marque. Entre-temps, le slogan « Secouez-moi, secouez-moi » s'est ancré dans toutes les mémoires, Villemot et Alain Chabat ont signé des publicités bigrement intelligentes et, surtout, Orangina a ouvert la voie aux boissons « marketing », qui rapportent des milliards de francs chaque année dans les caisses des supermarchés.

>1963-La purée déshydratée Mousline - Nestlé

C'est le premier plat solide vendu sous une forme déshydratée. Une vraie révolution au début des années 60. Elle ouvre le créneau des produits de service dont le principal bénéfice réside dans la rapidité de préparation. La purée Mousline deviendra vite une réussite. Car elle répond aux nouvelles attentes du consommateur en matière de praticité et de gain de temps. Rarement un produit aura aussi bien collé à son époque. Celle de la lutte contre le temps.

>1966-Les aliments pour chiens et chats Canigou, Ron-Ron - Unisabi (Mars)

Créées par un industriel ami des bêtes, Renaud Dolfi, les boîtes de Canigou et Ron-Ron sont introduites sur le marché français en 1966. Le concept vient des États-Unis. Mais, en France, les maîtres en sont encore à nourrir chiens et chats avec les restes des repas et autres abats. Au début, les distributeurs se montrent sceptiques face à un projet jugé farfelu. Seule la centrale Prisunic accepte à l'époque de tenter l'expérience. Le succès est immédiat. Aujourd'hui, le secteur représente environ 8,5 milliards de francs de chiffre d'affaires.

>1968-Les céréales pour le petit déjeuner Corn-Flakes - Kellogg's

Venu tout droit des États-Unis, le paquet de corn-flakes, reconnaissable à sa tête de coq, vient défier, en 1968, la tartine beurrée. Faciles à consommer, simples et naturels, les pétales de maïs ne manquent pas d'atouts. Depuis, d'autres formes de céréales lui ont emboîté le pas pour bousculer les habitudes au premier repas de la journée. Consommées d'abord par les enfants, elles commencent à conquérir les adultes sur un mode moins sucré. Aujourd'hui, les Français en achètent pour 2,8 milliards de francs par an.

>1970-Le café moulu Jacques Vabre - Kraft Jacobs Suchard

Aujourd'hui, le café en grains a quasiment disparu des linéaires au profit du café moulu. Certes, ce dernier était déjà connu il y a quarante ans. Mais il ne s'est imposé dans les grandes surfaces qu'à partir de 1970, sous l'impulsion de Jacques Vabre. Son arrivée correspond en fait au développement de la technologie du paquet sous vide qui permet de conserver le café de façon optimale.

>1973-L'ouverture facile Carnaud Metal Box

L'ouverture facile pour les boîtes rondes a été développée dans les années 70 grâce à la création de nouveaux types d'acier. Dix ans plus tard, l'amélioration du procédé, notamment par la société Carnaud, permet un emploi encore plus aisé. Du coup, les industriels de l'agroalimentaire commencent à l'adopter. Aujourd'hui, l'ouverture facile équipe environ 40 % des conserves vendues en France. À terme, toutes les boîtes en seront dotées, y compris les gammes les plus basiques comme dans le secteur de l'alimentation pour animaux. Un argument de vente indispensable.

>1974-L'oeuf surprise en chocolat Kinder - Ferrero

Marier une confiserie en forme d'oeuf et un jouet, voilà le concept lumineux de Ferrero, lancé en France il y a vingt-cinq ans. Un coup de génie puisque les enfants lui ont réservé un accueil royal. Depuis, le produit a été plusieurs fois imité notamment par Nestlé et Cadbury. Néanmoins, Kinder Surprise reste le leader incontesté de sa catégorie avec 80 % de PDM. Il faut dire qu'il est régulièrement soutenu par d'importantes campagnes de communication et que les collections de jouets sont renouvelées régulièrement.

>1975-Le PET (polyéthylène téréphtalate) Pepsi Cola

Pepsi et Coca-Cola recherchaient un plastique qui valoriserait un peu mieux leur produit que le PVC. En 1975, ils le trouvent : le polyéthylène téréphtalate qui n'avait jamais été utilisé pour les boissons et se révèle moins polluant, plus transparent, plus brillant, plus solide aussi (il est incassable), mais plus cher. La petite histoire veut que Pepsi ait été le premier à tester des bouteilles, Coca-Cola suivant de peu. Toutes les boissons gazeuses seront contraintes d'y venir, puis l'eau, notamment avec le lancement de la célèbre bouteille compactable d'Evian. La bière, avec la 33 Export d'Heineken, vient de s'y mettre.

>1991-Le jus de fruits réfrigéré Tropicana

Lorsque l'Américain Tropicana décide de lancer son jus réfrigéré « flash pasteurisé » en France, les industriels français du jus de fruits pensent que ce créneau n'a aucun avenir. Il ne s'agit pas d'un vrai jus frais, et il n'a pas l'avantage longue conservation du pasteurisé. Pourtant, les Français vont se jeter sur ce que l'Américain appelle habilement le jus « réfrigéré ». C'est-à-dire frais, dans le sens de froid et du fait qu'il bénéficie d'une DLC courte, d'environ un mois. La flash-pasteurisation consiste à porter le jus à une température de 80 °C pendant deux secondes, le débarrassant ainsi de 90 % des enzymes responsables de la fermentation, tout en gardant ses qualités gustatives. Dans le sillage de Tropicana, Fruvita puis Andros et tous les autres ont suivi. Pour ces jus d'un nouveau type, il a fallu installer des meubles réfrigérés dans tous les supermarchés.

Produits frais : Le petit commerce défié sur son terrain

Des produits frais à la portée de tous n'était pas le moindre des défis à relever par la grande distribution naissante à la fin des années 50.

En crémerie, le commerce traditionnel pouvait composer avec les aléas d'une production encore très artisanale. Mais pas le libre-service, qui impliquait des produits de qualité constante. C'est ainsi que Jean-Noël Bongrain inventait Caprice des Dieux, le premier fromage « régulier », d'un bout de l'année à l'autre. Difficile aussi de livrer quasi quotidiennement en lait frais des magasins où le rythme d'achat était plutôt hebdomadaire. S'affranchissant des contraintes du frais, naissait ainsi le lait UHT chez Sodima.

Mais déjà une autre émancipation s'accomplissait : celle du consommateur, désireux lui aussi qu'on lui facilite la gestion du frais. En lui cuisinant ses plats comme le fit Fleury Michon en 1973 ; puis en préparant la salade comme Ryckeboer en 1984 ou en sélectionnant la viande comme Charal en 1994

Jusqu'à l'ultime service exigé de l'aliment : être aussi utile à la santé. Une intuition saisie dès 1986 par les concepteurs du bifidus. « Père » de tous les « alicaments » présents et à venir

>1963-Spécialité fromagère Caprice des Dieux - Fromagerie Bongrain

En 1963, le Carrefour de Sainte-Geneviève-des-Bois est la première grande surface à référencer Caprice des Dieux, fromage qui avant tous les autres a rompu avec les codes en usage. Fabriqué à partir de lait pasteurisé, son fondant contraste avec le goût fort des traditionnels fromages au lait cru. Femmes et enfants sont séduits. Sa forme ovale en calisson change des sempiternelles boîtes rondes ou carrées. Jusqu'aux dieux païens Zeus et Poséidon, figurant de chaque côté de la marque (plus tard remplacés par des anges) qui s'opposent aux décors monastiques alors en vigueur. Ce pionnier des « fromages marketing » est l'oeuvre de Jean-Noël Bongrain, repreneur de la modeste fromagerie de son père à Illoud (Haute-Marne). C'est en observant les clientes tâtant et reniflant des fromages de qualité aléatoire, que l'idée de concevoir un produit « constant » est venue au créateur du groupe Bongrain.

>1969-La brique UHT Vivalp (remplacée par la signature nationale Candia, dès 1971) - Orlac, adhérent du groupe coopératif Sodima

Quelle audace en cette fin des années 60, de vouloir conditionner un liquide fragile comme le lait, dans un parallélépipède susceptible d'être empilé à même le sol et à température ambiante ! C'est pourtant la solution idéale pour répondre aux contraintes de la grande distribution. La première brique de lait naîtra de la collaboration de l'emballeur Tetra Pak, avec Orlac, coopérative adhérente de la Sodima (future Sodiaal). Ce lait, stérilisé selon un nouveau procédé, l'ultra-haute température - UHT -, s'affranchit des contraintes de la réfrigération. Le lait frais qui représentait 95 % de la consommation il y a quarante ans, sera complètement supplanté par le lait UHT qui pèse aujourd'hui 92 % des volumes.

>1973-Plat cuisiné frais Fleury Michon

Dans les années 70, l'émancipation des femmes américaines pousse les industriels de la conserve et des surgelés à cuisiner des plats. À la suite d'un de ses voyages aux États-Unis, Yves Gonnord, PDG du groupe Fleury Michon, a l'intuition de saisir le créneau du frais. Le premier « plat cuisiné frais » voit le jour en 1973 et c'est de la langue de porc sauce piquante. Mais c'est la vogue de l'allégé qui va donner son véritable essor au marché avec les portions individuelles en 1986. Suivront les recettes exotiques, saisonnières, celles signées par Joël Robuchon Et le marché, qui atteint aujourd'hui 10 000 tonnes, continue de croître de 20 %.

>1984-Sachets de légumes frais découpés, ensuite baptisés IVe gamme La Maringotte - SARL Ryckeboer

Il fallut attendre le Sial 1984 pour voir arriver ce que les professionnels baptisèrent « IVe gamme » : des salades et crudités en sachet, lavées, découpées, prêtes à l'emploi. C'est un « paysan », comme se définit Emile Ryckeboer, qui collabora à la mise au point du procédé avec un chercheur de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique). Désireux de donner de la plus-value à ses légumes, il avait conçu des mélanges pour soupes dès 1979, puis était passé naturellement aux autres assortiments « frais découpés » comme il les appelait encore. Le marché pèse aujourd'hui 30 à 40 000 tonnes. Et Ryckeboer a intégré Soleco (marque Florette).

>1986-Le bifidus B'A - Saint-Hubert

Un Lorrain a déniché le bifidus au Japon. Jean-Luc Rémy, patron de la modeste PME Saint-Hubert, installée dans l'Est, découvrant un produit infantile fabriqué par son partenaire nippon Morinaga, décide d'en exploiter le ferment spécifique en France. B'A, le premier lait fermenté au bifidus arrive en avril 1986. C'est le pionnier des « alicaments » (aujourd'hui chez Besnier). Danone sort son Bio dès octobre 1987. D'autres suivront très vite et disparaîtront de même Les lactobacilles prenant le relais des bifidobactéries, le marché des produits laitiers aux ferments actifs atteint aujourd'hui 1,1 milliard de francs de chiffre d'affaires.

>1990-Viande sous vide Hebdopack Charal - Vital-Sogéviandes

Il y a moins de dix ans, l'idée de vendre une viande dans un emballage « aveugle » et avec 23 jours de DLC, telle que la présentait Vital-Sogéviandes avec ses conditionnements Hebdopack révolutionnait le monde de la boucherie. L'innovation, très décriée, était de rendre le coup d'oeil inutile, en garantissant la noblesse du morceau « caché ». Et de s'affranchir des contraintes de l'ultra-frais avec la technique de la conservation sous vide quadruplant la durée de vie. Issue d'animaux sélectionnés, la viande Hebdopack apportait non seulement une qualité « à coup sûr », mais aussi une maturation et une sécurité d'emballage optimales.

>1994-Surgelé portionnable IQF Cuisine créative - Findus (Nestlé)

Jusqu'en 1994, l'univers des plats cuisinés surgelés était - au sens propre - monolithique : des aliments en blocs, à manger intégralement. Ce qui ne correspondait guère au goût du fractionnement et de la personnalisation des mets, en vogue dans l'alimentaire. Et pourtant la solution pour « libérer » le surgelé était déjà inventée depuis 1992 par le centre de recherche suédois de Nestlé : l'Individually Quick Frozen ou IQF. Autrement dit, la surgélation séparée des divers ingrédients du plat cuisiné puis leur assemblage dans un sachet. Findus lance le concept en France sous la marque Cuisine créative. Portionnable, le plat peut être accommodé et se cuit beaucoup plus vite qu'un classique surgelé. Le public est conquis, la part des sachets dans les surgelés ne cesse de croître et atteint aujourd'hui 27 500 tonnes.

Hygiène-beauté-textile : Le plaisir et le confort du corps

Au début des années 60, un ménage sur trois seulement disposait d'une salle d'eau ou d'une salle de bains. En 1975, ils sont 70 % et 94 % en 1990. Autant dire que l'équipement des foyers a eu une influence considérable sur leurs habitudes en matière d'hygiène. Peu à peu, ce qui n'était que propreté est devenu plaisir. Plus variés, les produits que proposent les industriels contribuent largement à donner une dimension ludique à la toilette : les gels de douche, nés il y a 25 ans, donneront un coup de vieux au savon.

L'autre grande révolution de ces dernières décennies vient des produits jetables, plus hygiéniques. Bien après le mouchoir en papier, le rasoir jetable et les changes pour bébés Pampers entrent dans le quotidien des Français.

Nouveaux gestes d'hygiène encore - et même de beauté - avec les déodorants ou les premières laques de L'Oréal. Ces dernières accompagneront la mode des sixties, celle où les femmes se crêpent les cheveux et deviennent plus provocantes.

Dans le domaine du textile, elle découvrent les minijupes, le collant, le maillot deux pièces et le topless.

Peu à peu, les fibres synthétiques se substituent ou s'ajoutent aux matières naturelles. Un vêtement ne doit plus seulement habiller le corps, il doit séduire, être confortable, pratique, résistant, bref dégager les consommateurs des contraintes domestiques.

>1958-Les fibres techniques Le Gore-Tex

Gore-Tex inaugure une génération de fibres intelligentes qui apportent des bénéfices variés : chaleur, fraîcheur, entretien simplifié, etc. Lancée aux Etats-Unis en 1958 et appliquée au textile en 1975, la membrane Gore-Tex est un matériau respirant, coupe-vent et imperméable. Des atouts qui séduisent en priorité les confectionneurs de vêtements de sport. Aujourd'hui, le procédé est largement répandu à travers une série de labels et l'entreprise a entamé une diversification réussie dans les chaussures. Désormais, Gore-Tex s'attache à homologuer tous les matériaux utilisés avec la membrane - jusqu'aux lacets - avec un objectif : pouvoir garantir les articles à vie.

>1959-L'élasthanne Lycra de DuPont de Nemours

La naissance de la fibre élasthanne de DuPont de Nemours, plus connue sous la marque Lycra, est annonciatrice de révolutions vestimentaires : dès 1960, le collant détrône le duo bas et porte-jaretelles. Le Lycra s'étend à la lingerie, jusqu'à créer dans les années 90 l'effet « seconde peau », aux vêtements et aux maillots de bain. Les femmes osent enfin sortir de l'eau sans risque de perdre leur deux-pièces, voire leur bikini qui, lancé en 1946, ne se démocratise que dans les années 60.

>1960-La laque Elnett de L'Oréal

Avec l'apparition dans les rayons de la laque Elnett, les femmes peuvent enfin utiliser à la maison un produit qu'elles ont découvert depuis deux ans chez leurs coiffeurs sous le nom d'Oréal Net. C'est l'époque de l'ultracourt à la Courrèges, fini le chic discret des années 50. La laque arrive à temps pour fixer les incroyables choucroutes des femmes. D'effacée et distinguée, la femme devient alors drôle et piquante à la manière de BB. Le succès ne se fera pas attendre : six mois après le lancement d'Elnett, 800 000 unités ont déjà été écoulées.

>1962-Le coupe-vent K Way

Assis à la terrasse du « Café de la paix » par une journée d'automne, l'industriel nordiste Léon Duhamel regardait les Parisiens se débattre avec leurs parapluies, chapeaux et autres imperméables. Cela lui donne l'idée de créer un vêtement qui remplace ces trois articles. Le K Way est né. Ce coupe-vent imperméable d'à peine 300 grammes, se roule en boule, se porte à la taille, ne s'entretient pas et convient aux hommes comme aux femmes. Il devient le symbole d'une jeunesse éprise de liberté et de grand air.

>1969-Le déodorant Narta de Lascad (L'Oréal)

C'est avec le parfum Fraîcheur cologne que Lascad lance le premier déodorant vendu en GMS. Il faudra d'ailleurs attendre 1982 pour que soient commercialisées d'autres senteurs avec Fraîcheur florale et Fraîcheur lavande. Pendant treize ans, Narta restera une marque spécialisée sur un parfum puisque, au déodorant en atomiseur lancé en 1969, succéderont un stick Fraîcheur cologne, Narta eaux de cologne puis Narta cologne en vaporisateur. Vingt-neuf ans après sa création, le déodorant Narta reste leader du marché.

>1973-Le gel douche Tahiti de Colgate-Palmolive

Habitués à se laver avec du savon, les Français voient arriver avec surprise le gel de douche. Le cube Tahiti est alors commercialisé en deux formules : cologne - un parfum incontournable à l'époque - et citron. En 1978, les consommateurs réclament déjà davantage qu'un parfum agréable et veulent en plus soigner leur peau. Le monoï entre donc dans la formulation des gels de douche. Leur succès ne se démentira pas, le marché total pèse aujourd'hui 1,6 milliard de francs.

>1975-Le rasoir jetable Bic

Tout blanc, le premier Bic a révolutionné les habitudes de rasage : pour 80 centimes, les hommes avaient de quoi se raser en moyenne sept jours sans changer de lame, certains l'utilisaient même jusqu'à deux mois. Le public en fait rapidement le « jetable » bien que Bic le positionne plutôt comme un rasoir « non rechargeable ». C'est seulement en 1979 qu'apparaît le rasoir orange pour peaux sensibles, celui qui deviendra le « best » de la marque. Au total, 8 millions de rasoirs Bic sont vendus chaque jour dans le monde.

>1978-Les changes complets Pampers de Procter & Gamble

Avec Bic et Kleenex, Pampers est l'une des marques de « jetables » les plus connues du marché. Lors de l'arrivée en France de Pampers, qui débarque avec les couches-culottes, la multinationale de Cincinatti ne remporte pourtant pas le succès escompté. Le marché est alors placé sous l'hégémonie de Peaudouce, qui semble indétrônable. Il faudra attendre près de dix ans pour que la marque de Procter & Gamble explose. Elle y parvient grâce à Pampers Ultra et à ses capteurs d'humidité.

Maison : L'équipement ménager libère la femme

L'arrivée de nouvelles technologies a allégé les charges domestiques, les nouveaux appareils ont aussi introduit le design dans la cuisine. Après la crise du logement des années 50, les années 60 marquent l'explosion du confort ménager. La démocratisation de la maison individuelle et l'accession à la propriété entraînent une vague d'achats d'appareils électroménagers et de meubles.

Le marché français est alors dominé par les besoins en premier équipement. L'aspirateur et le réfrigérateur ont déjà trouvé leur place dans les cuisines, mais les placards ne regorgent pas encore de petit électroménager. Pour faciliter la préparation des repas, Moulinex lance, en 1958, le premier hachoir électrique à usage ménager baptisé robot Charlotte. Moins populaire, le lave-vaisselle traverse l'Atlantique en 1960. Il supprimera la corvée de la vaisselle.

Avec l'augmentation du nombre de femmes actives (39,2 % en 1975, 47,2 % en 1997), le gain de temps est en effet devenu une priorité, à laquelle répond admirablement l'arrivée du micro-ondes à prix accessible à la fin des années 70. Il marquera un tournant dans la préparation des repas.

Les années 80 marquent la fin de la grande période d'équipement ; les Français se consacrent davantage à l'aménagement et à la décoration de leur maison. D'autant que les logements s'agrandissent - 88 m2 en moyenne en 1996 contre 77 m2 en 1977 - et, dans le même temps, le nombre de personnes par foyer diminue, passant de 3,2 en 1960 à 2,5 en 1997. Ces données permettent de comprendre la mutation des marchés de la maison.

Aux industriels et distributeurs d'inciter maintenant les consommateurs à renouveler l'équipement et la décoration de leur logement.

>1958-Le robot Charlotte Moulinex

Jean Mantelet, fondateur de Moulinex, met au point le premier hachoir électrique grand public, adaptation du modèle professionnel. Le succès sera immédiat. Sa première version en tôle sera remplacée, dès 1960, par un modèle en plastique doté de nombreux accessoires. Le robot Charlotte servira d'illustration au slogan lancé par la marque en 1960 : « Moulinex libère la femme. » Il deviendra très vite le cadeau idéal pour la Fête des mères et traversera toutes les générations.

>1960-Le lave-vaisselle automatique Miele

La présentation du premier lave-vaisselle automatique G10 crée l'événement. Il a adopté le chargement frontal et les bras rotatifs de dispersion. Largement diffusé aux États-Unis, le lave-vaisselle commence ainsi sa percée en Europe. En 1969, Électricité de France entreprend une campagne de publicité pour imposer le mot lave-vaisselle. Seulement 2 % des foyers en possèdent un. Il peinera encore longtemps à s'imposer. Aujourd'hui, avec un taux d'équipement de 42 %, la France n'a comblé que depuis deux ans son retard sur l'Allemagne.

>1971-Le four à micro-ondes Moulinex

Les usines Moulinex produisent le premier four à micro-ondes de fabrication française. Vendu à 1 950 F, il a ouvert la voie à une véritable démocratisation du four à micro-ondes. Allié des repas quotidiens vite préparés, il équipe aujourd'hui 52 % des foyers français.

>1978-La cafetière électrique Moulinex

Fini le rite de l'eau chaude versée sur le marc de café. La cafetière goutte-à-goutte, apparue au début des années 70, fonctionne seule. Prévue à l'origine pour aller sur le gaz, elle a vite été remplacée par un modèle électrique. Déjà proposée en couleur, cette première cafetière électrique 3000 se développera avec succès, comme les séries suivantes 4000 et 5000. Il faudra attendre 1977 pour le lancement d'un modèle électronique programmable. La cafetière électrique fait aujourd'hui partie des équipements indispensables de la cuisine ; près de 80 % des foyers français en possèdent une.

>1985-L'outillage électrique sans fil Makita-France

Au Salon du bricolage de 1985, Makita a présenté une gamme de 20 outils sans fil dotés de batteries au cadmium-nickel. Bien plus performante que les batteries aux plomb, cette énergie rechargeable offre aux bricoleurs une autonomie plus grande, pour un temps de recharge raccourci à une heure. La première gamme comprenait déjà des scies, perceuses, ponceuses, taille-haies, lampes-torches et aspirateurs.

>1985-L'halogène à vis Halogen A - Philips

Pour élargir le champ d'utilisation des ampoules halogènes, Philips commercialise en 1985 un modèle vissant, qui s'adapte sur tous les types de luminaires : lampadaires, lampes à poser et suspensions. Cette technologie a fait exploser les ventes, qui représentent aujourd'hui près de 14 % du marché global de l'éclairage. L'halogène existait déjà depuis 1949 mais seulement dans des applications professionnelles. Le consommateur a rapidement été séduit par cette lumière éclatante et facile à moduler.

>1993-La lessive en pastilles Sun Doses - Lever

Après la lessive en poudre puis liquide, la lessive destinée aux lave-vaisselle prend la forme de pastilles. Sun Doses joue sur la facilité (une dose = un lavage). Les doses représentent désormais 50 % du marché des lessives pour lave-vaisselle. Fort de ce succès, Lever lance en avril1998, une lessive pour le linge en pastilles prédosées ; elle s'octroie déjà 5 % du marché.

Loisirs-Culture : Le temps libre réinventé

Conçue en 1958, Barbie fait officiellement son entrée dans le monde le 9 mars 1959 à la Foire du jouet de New York. Une entrée très remarquée, puisqu'il s'agit de la première poupée adulte, avec une garde-robe digne des stars hollywoodiennes. Depuis, le succès de ce mannequin de 29 cm ne s'est jamais démenti. En France, Barbie débarque en 1963, accompagnée de son fiancé Ken, de sa soeur Skippe. Mais la gloire ne viendra qu'en 1972, après sa reprise par Mattel France. En 1997, le cap du milliard d'exemplaires vendus dans le monde était franchi. Aujourd'hui, les fillettes françaises possèdent en moyenne six Barbie. Cette année, grand événement, le visage de Barbie a été retouché : une bouche fermée, des joues plus rondes, un maquillage plus léger, bref, un look plus enfantin.

>1972-Le stylo-plume Stypen

Il y a les écoliers d'avant Stypen et ceux d'après. Les premiers ont connu les affres des antiques porte-plume. Les seconds ont eu la chance d'accéder dès leur plus jeune âge au stylo-plume. Le plus souvent grâce à Stypen, qui a démocratisé cet instrument en proposant des produits en plastique de couleurs gaies au prix moyen de 3,50 F, proche de celui d'un stylo-bille. Le stylo-plume est ainsi entré dans l'ère de la consommation de masse. Aujourd'hui, Stypen propose quelque 80 modèles et réalise un chiffre d'affaires de 90 millions de francs en France, dont 40 millions dans les GMS.

>1977 -Le magnétoscope JVC - HR-3300

Au milieu des années 70, la vidéo domestique est en pleine ébullition. Simultanément ou presque, Sony lance le Betamax, Philips le V2000 et JVC le VHS. Trois formats, ce sont évidemment deux de trop. En se ralliant au VHS, le fabricant américain RCA et le groupe japonais Matsushita feront définitivement pencher la balance au profit de ce standard. En 1977, première année de commercialisation, il s'est vendu 3 000 magnétoscopes en France, tous standards confondus.

>1977-La console de jeu Video Computer System - Atari

Les consoles de jeu vidéo sont apparues dès le début des années 70. En 1972, la Magnavox Odyssey est la première à utiliser des cartouches enfichables. Mais la première à connaître un succès mondial sera la Video Computer System présentée par Atari en 1977. Le Vidéopac, lancé par Philips à la même période, ne parviendra jamais à concurrencer sa mythique rivale.

Depuis, le jeu vidéo est devenu l'affaire des spécialistes Sega et Nintendo, qui se sont fait damer le pion, ces dernières années, par Sony, qui a vendu près de 45 millions de PlayStation dans le monde (bientôt 3 millions en France).

>1977 -L'ordinateur domestique Apple - Apple II

Bien qu'il soit difficile d'attribuer le titre de premier ordinateur grand public à un modèle précis, on admet aujourd'hui que l'Apple II a marqué un tournant. Vendu monté, il disposait en standard d'un clavier, d'un écran, du Basic et d'un port pour lecteur de disquettes. Dès la première année, 35 000 exemplaires ont été vendus. Un record ! En 1981, IBM lance son 5150 Personal Computer, ou PC, doté d'un microprocesseur à 4,77 MHz ! Et la sortie, en 1984, du Macintosh d'Apple déclenche la plus grande bagarre de l'histoire de l'informatique.

>1979 -Le baladeur cassette Sony - TPS-L2

Inventée en 1961 par Philips, la cassette audio avait déjà rendu la musique un brin « nomade ». En 1979, Sony pousse le concept plus loin. Désormais, le magnétophone tient dans la poche. Présenté au Japon, le TPS-L2 connaît un succès immédiat. Il fait son apparition en France en 1981. Les 2 000 pièces prévues sont vendues en dix jours et la Fnac établit des listes d'attente ! Un million d'exemplaires s'écouleront la première année, 7 millions en 1983. L'arrivée des lecteurs de CD portables a porté un rude coup au baladeur cassette, et le MiniDisc devrait achever de le « ringardiser » totalement.

>1980 -Papeterie 3M - le Post-It

Ces papillons qui se collent et se décollent à loisir sont nés un peu par hasard. Arthur Fry, chercheur chez 3M et chanteur dans une chorale, veut faire tenir les morceaux de papier qui lui servent de marque-page pour ses partitions. En 1974, il a l'idée d'apposer une colle à faible pouvoir adhésif. La saga Post-It commence. Il faudra plusieurs années à 3M pour peaufiner le produit. Dès le lancement, en 1980, c'est l'enthousiasme, même si les chiffres de ventes demeurent, aujourd'hui encore, secrets.

>1982-Le disque compact Philips - CD 100 et CD 2000

Souvent malheureux avec les standards qu'il tente d'imposer, Philips réussit un coup de maître en inventant, en 1979, le premier support audionumérique grand public. Sony est dans le coup et l'invention fait l'objet d'un accord de licences entre les deux firmes. En septembre 1982, Philips expose ses deux premiers lecteurs à Paris pour faire découvrir le CD au grand public. Sa filiale Polygram s'attache à proposer autant de titres que possible sur ce support. Et l'on promet 500 à 600 albums pour la fin de 1983. Malgré ses avantages indéniables, le CD mettra quelques années à détrôner le vinyle.

>1992-Le téléphone mobile GSM Nokia - 1011

La téléphonie mobile est apparue en France dès le milieu des années 80, mais le service analogique Radiocom 2000 de France Telecom - qui vit ses derniers jours - n'a jamais percé dans le grand public, en raison d'un coût élevé et d'une qualité aléatoire. Il a fallu attendre 1992 et l'arrivée de la norme numérique européenne GSM pour voir le marché décoller. Timidement d'abord (1 million d'abonnés en 1995 et 1,8 million en 1996), puis avec l'énergie que l'on sait (10 millions fin 1998, 17 millions prévus en 2000). Le premier modèle de GSM vendu en France est le Nokia 1011. Un appareil révolutionnaire, de 17 cm de haut pour à peine 475 g. Aujourd'hui, le haut de gamme de Nokia pèse 98 g et mesure 10 cm.

Réagir

Pseudo obligatoire

Email obligatoire

Email incorrect

Commentaire obligatoire

Captcha obligatoire

Carnet des décideurs

Cathy Mauzaize

Directrice de la division Entreprise commerciale de Microsoft France

Carlo Purassanta

Carlo Purassanta

Président de Microsoft France

Bill Gates

Bill Gates

Fondateur, conseiller technologique de Microsoft et président du conseil […]

Philippe Cardon

Philippe Cardon

Vice-président Europe du Sud de Sony Computer Entertainment Europe

Vonny Gamot

Vonny Gamot

Directrice commerciale des produits grand public de la division grand public et […]

Christophe Shaw

Christophe Shaw

Directeur de la division Developer Experience de Microsoft France

Claire Barjon

Claire Barjon

Directrice commerciale Europe centrale et orientale de Microsoft

Jean-Louis Baffier

Jean-Louis Baffier

Directeur de la division grandes entreprises et alliance de Microsoft France

Richard Brunois

Richard Brunois

Directeur de la communication de Sony Interactive Entertainment France

Thomas Kerjean

Thomas Kerjean

Directeur Cloud & Entreprise de Microsoft France

Emmanuel Grange

Emmanuel Grange

Directeur administratif et financier de Sony Interactive Entertainment France

Corinne Caillaud

Corinne Caillaud

Directrice des affaires publiques, externes et juridiques chez Microsoft

Alexandre Lemarchand

Alexandre Lemarchand

Directeur marketing et développements des affaires partenaires de Microsoft

Laurence Lafont Galligo

Laurence Lafont Galligo

Directrice de la division Secteur Public de Microsoft France

Fabrice Colusso

Fabrice Colusso

Directeur du compte Orange du groupe Sony Mobile Communications

Jean-Raoul de Gélis

Jean-Raoul de Gélis

Directeur général de Sony Mobile France

Pascal Fite

Pascal Fite

Directeur de l’accélérateur Microsoft Ventures chez Microsoft France

David Corcos

Directeur général de Philips Healthcare France

Marc Couraud

Marc Couraud

Directeur de l'innovation de la division Services de Microsoft France

Olivier Grégory

Olivier Grégory

Directeur marketing Retail de Microsoft France

Stéphane Lopez

Stéphane Lopez

Directeur des systèmes d’information de Fleury Michon

Fabian Piquet

Fabian Piquet

Directeur de la force de vente retail de Microsoft France

Agnes Van de Walle

Agnes Van de Walle

Directrice de la division Windows et Surface de Microsoft France

Kazuo Hirai

Kazuo Hirai

Président-directeur général de Sony Co

Marlène Tisse

Directrice marketing retail chez Philips

Jean-Claude Ghinozzi

Jean-Claude Ghinozzi

Président du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL)
Directeur de la […]

Gary Wipfler

Argentier, directeur des opérations internationales d'Apple Inc et gérant d'Apple France

Dennis Van Schie

Dennis Van Schie

Vice-président, directeur commercial de Sony Mobile Communications

Hiroki Totoki

Hiroki Totoki

Président-directeur général de Sony Mobile Communications Inc

Kenichiro Yoshida

Vice-président exécutif et directeur financier de Sony Corporation

Arthur D. Levinson

Arthur D. Levinson

Président non exécutif du conseil d'administration d'Apple

Caroline Bloch

Caroline Bloch

Directrice des ressources humaines de Microsoft France

Andrew Greenland

Directeur finance de marché pour la zone EMEIA d’Apple

Nick Caplin

Nick Caplin

Directeur de la communication de Sony Computer Entertainment Europe

Gildas Pelliet

Gildas Pelliet

Directeur général de Sony France

Yvan Depierre

Yvan Depierre

Directeur financier d'Apple France

Nicolas Gaume

Nicolas Gaume

Directeur de la division « Developer eXperience » de Microsoft France

David Mignot

David Mignot

Directeur général France de Sony Mobile Communications

Nicole Seligman

Nicole Seligman

Présidente de Sony Corporation of America (SCA)
Présidente de Sony Entertainment […]

Phil Spencer

Phil Spencer

Directeur de la branche Xbox, chez Microsoft

Jonathan Ive

Jonathan Ive

Vice-président senior, en charge du design chez Apple

Paul Deneve

Paul Deneve

Vice-président, en charge des projets spéciaux du groupe Apple

Mark Khalil

Mark Khalil

Vice-président exécutif et conseiller juridique général de Sony Corporation of America

Steven Kober

Steven Kober

Vice-président exécutif et directeur financier de Sony Corporation of America (SCA)

Andrew House

Andrew House

Président de Sony Computer Entertainment

Thierry Amarger

Thierry Amarger

Directeur de Microsoft Mobile Device chez Microsoft France

Wilfrid Gueri

Wilfrid Gueri

Directeur de la division Microsoft Business Solutions

Patrick Le Rüe

Directeur marketing de la division charcuterie de Fleury Michon

Marcos de Quinto

Marcos de Quinto

Directeur marketing de Coca-Cola Company

David Garbous

David Garbous

Directeur du marketing stratégique de Fleury Michon

Gérard Chambet

Directeur général de l'activité traiteur de Fleury Michon

Johny Srouji

Johny Srouji

Vice-président des technologies matérielles d’Apple

Denise Young Smith

Denise Young Smith

Directrice des ressources humaines mondiales d’Apple

Lisa Jackson

Lisa Jackson

Vice-présidente des initiatives environnementales d’Apple

Musa Tariq

Musa Tariq

Directeur du marketing digital du groupe Apple

Gérard Soulard

Directeur logistique et industriel au sein de Fleury Michon

Olivier Terme

Olivier Terme

Directeur marketing France de la division mobile de Sony

Benoît Lambert

Benoît Lambert

Directeur général de Sony France

Satya Nadella

Satya Nadella

Directeur général de Microsoft

Pierre Lagarde

Pierre Lagarde

Directeur du groupe évangélisme technique Windows Client & Web de Microsoft

Marie-Laure Daridan

Directrice des affaires institutionnelles d'Apple France

Angela Ahrendts

Angela Ahrendts

Vice-présidente senior en charge des magasins et des ventes en ligne d'Apple

Carole Benichou

Carole Benichou

Directrice marketing des audiences au sein de Microsoft France

Bernard Ourghanlian

Bernard Ourghanlian

Directeur technique et sécurité de Microsoft France

Nathalie Wright

Nathalie Wright

directrice de la division grandes entreprises et partenaires de Microsoft France

Imad Bejani

Imad Bejani

Directeur éducation et recherche au sein de la division secteur public de Microsoft France

Luca Maestri

Luca Maestri

Vice-président financier d’Apple

Stephen Elop

Stephen Elop

Chef de la division « Devices » de Microsoft

Julie Larson-Green

Julie Larson-Green

Directrice de la division applications et services de Microsoft

Dan Riccio

Dan Riccio

Vice-président senior à la tête de l’ingénierie matérielle d’Apple

Bruce Sewell

Bruce Sewell

Vice-président principal et avocat général au sein d'Apple

Jeff Williams

Jeff Williams

Vice-président senior d'Apple en charge des opérations

Philip W. Schiller

Philip W. Schiller

Vice-président marketing d'Apple

Eddy Cue

Eddy Cue

Vice-président services logiciels et Internet d'Apple

Jérémie Caullet

Jérémie Caullet

Directeur de la division services de Microsoft France

Stéphanie Bompas

Stéphanie Bompas

Directrice du Business développement pour les partenaires au sein de Microsoft

Jérôme Trédan

Jérôme Trédan

Directeur des ventes et du marketing petites et moyennes entreprises de Microsoft France

David Dufour

David Dufour

Directeur business et stratégie au sein de la division grand public et opérateurs de […]

Patricia Robillard

Patricia Robillard

Directrice marketing de Fleury Michon

Erik-Marie Bion

Erik-Marie Bion

Directeur de la division Advertising & Online de Microsoft France

Hugues Ouvrard

Hugues Ouvrard

Directeur de la division Interactive Entertainment Business de Microsoft France

Kevin Turner

Kevin Turner

Directeur financier de Microsoft

Elisabeth Guiheux-Nassi

Elisabeth Guiheux-Nassi

Directrice du secteur distribution de la division grandes entreprises et partenaires de […]

Hiroshi Kawano

Président de Sony Japon

Tim Cook

Tim Cook

Président-directeur général d'Apple

Paul Allen

Paul Allen

Cofondateur de Microsoft

Steven Sinofsky

Steven Sinofsky

Président de la division Windows et Windows Live de Microsoft entre 2009 et 2012

Katia Houbiguian

Katia Houbiguian

Directrice du marketing entreprises de Microsoft France

Florence Fanelli-Faure

Directrice des affaires publiques de Microsoft France

Jean-Christophe Dupuy

Directeur des opérations de Microsoft France

Giovanni Mezgec

Directeur de la division Skype et Lync au sein de Microsoft

Alain Bernard

Alain Bernard

Directeur de la division PME/PMI et partenaires de Microsoft France

Grégoire Gonnord

Grégoire Gonnord

Président du conseil d’administration de Fleury Michon

Peggy Kerjean

Peggy Kerjean

Directrice du projet restauration urbaine de proximité de Fleury Michon

Raymond Doizon

Directeur général délégué de Fleury Michon

Stéphane Labrousse

Stéphane Labrousse

Directeur du marketing de Sony France

Alex Joannis

Directeur général des activités charcuterie de Fleury Michon

Alain Crozier

Alain Crozier

Président-Directeur Général de Microsoft Greater Chine

Steve Jobs

Steve Jobs

Co-fondateur d'Apple

Jean Ferré

Jean Ferré

Directeur de la division Développeurs, Plateforme et Écosystème (DPE) de Microsoft France

Craig Federighi

Craig Federighi

Senior vice president d'Apple

Masaru Ibuka

Co-fondateur de Sony

Akio Morita

Cofondateur de Sony

Steve Wozniak

Steve Wozniak

Co-fondateur d'Apple

Grégory Salinger

Grégory Salinger

Directeur général des activités grand public et internet chez Microsoft France

Claude Changarnier

Claude Changarnier

Vice-président finance et administration de Microsoft International

Sébastien Blaise

Sébastien Blaise

Directeur marketing de Philips Consumer Lifestyle

Marc Jalabert

Marc Jalabert

Directeur général en charge du marketing et des opérations de Microsoft France

Nicolas Petit

Nicolas Petit

Directeur général, en charge du marketing et des opérations de Micosoft France

Jean-Philippe Courtois

Jean-Philippe Courtois

Président de Microsoft International

Nicolas Ouziel

Nicolas Ouziel

Directeur général du développement France de Fleury Michon

Régis Lebrun

Régis Lebrun

Directeur général du groupe Fleury Michon

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA