Les 50 catégories stars de 2014 : épicerie salée

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Graines salées : Éviter la banalisation

La catégorie des graines salées profite des spéculations sur le prix des matières premières et de la tendance des apéritifs dînatoires qui bat son plein en affichant des taux de croissance insolents. « Les Français surinvestissent le moment de l’apéro. On va aussi vers une “premiumisation”, avec des recettes plus qualitatives et une sélection plus fine des ingrédients », note Laurence Béthines, directrice innovation et tendances de l’agence Team créatif. C’est le cas chez PepsiCo, qui veut éviter la banalisation, avec des noix de cajou au sel de mer et une gamme de graines enrobées qui s’enrichie de Twinuts sel & vinaigre et de Twinuts Maxicrac saveur Spicy Chicken. La marque a lancé aussi Lovely Nuts, des cacahuètes caramélisées au miel et légèrement salées en 70 grammes. Nouvel entrant sur ce segment, Vico est également arrivé avec une innovation, un processus de grillage à sec pour des noix qui marient le croquant de la noix de cajou et de la cacahuète.

  • +7,9% L’évolution en valeur 
  • 529,4 M€ Le chiffre d’affaires
  • +3,3% L’évolution en volume
  • +4,5% L’évolution des prix  

 

Produits élaborés de volaille : La locomotive du secteur

S’il est une industrie qui, dans la viande, a bien compris l’intérêt de proposer une offre moderne, c’est indéniablement celle de la volaille. Cordons, nuggets, hachés… l’offre se renouvelle sans cesse et séduit une cible souvent familiale et jeune. Parmi les exemples les plus récents, citons le seau de morceaux de poulet signé Maître Coq pour la Coupe du monde de football, les burgers Le Gaulois, les assortiments de snacking développés par toutes les griffes... C’est bien de l’image de praticité que bénéficie ce marché, en croissance de plus de 6% en volume et en valeur. En effet, le marché de la volaille (pièces entières et découpes) tutoie une croissance faible, proche de zéro. La volaille a pourtant les qualités requises pour séduire les consommateurs, entre son moindre coût comparé aux autres produits carnés et son faible apport en calories. Parions donc que ces croissances à faire pâlir les autres viandes ne devraient pas cesser de sitôt.

  • +6,1% L’évolution en valeur 
  • 1010,5 M€ Le chiffre d’affaires
  • +6,9% L’évolution en volume
  • +0,8% L’évolution des prix  

 

Foies gras frais : Les raisons d’y croire

La saison festive 2013 de foie gras n’avait pas été à la hauteur. Avec des volumes à la baisse (- 0,1%), les marques ont estimé que la résistance du produit est bonne… mais elles restent très prudentes pour la saison à venir. Plusieurs signes viennent les conforter dans leurs espoirs. Et parmi eux, la hausse des ventes de foies gras en dehors des fêtes de fin d’année. Les ventes font, en effet, un excellent démarrage, avec une hausse des achats de 13% en volume et de 19% en valeur sur les neuf premiers mois de l’année par rapport à la même période l’an passé. Pour 2014, toutes ont déjà sorti leurs nouveautés : Labeyrie, leader sur le marché, mise sur des foies gras traditionnels (Pure Tradition) et une nouvelle gamme Qualité Traiteur. Delpeyrat, comme Larnaudie, ont fait appel à des chefs pour proposer des recettes originales. Montfort poursuit, quant à elle, ses efforts de pédagogie en expliquant la texture et le goût de ses foies.

  • +5,7% L’évolution en valeur 
  • 265,5 M€ Le chiffre d’affaires
  • +2,6% L’évolution en volume
  • +3,1% L’évolution des prix  

 

Jambons cuits de volaille : L’option santé

Les raisons du succès de ce marché sont simples à comprendre. Déjà, son concurrent, le jambon de porc avait ouvert la voie. Le produit est, en effet, le best-seller des rayons de charcuterie. Si les volumes sont légèrement à la baisse, cet article de fond de frigo pèse tout de même près de 1,5 milliard d’euros en grande distribution ! L’offre a su se segmenter : références avec une teneur réduite en sel, porcs label Rouge, bio ou filière Bleu-Blanc- Coeur… Autant de façons de valoriser ce produit. Le jambon de volaille a donc repris à son compte ces recettes efficaces. Ajoutez à cela l’image positive associée à la dinde ou au poulet. La viande s’avère plus faible en matières grasses… et ne contient pas de porc donc, d’où un segment dynamique de jambon de volaille halal, développé entre autres par Isla Délice. Bien sûr, il ne rattrapera pas de sitôt son homologue de porc. Mais il surfe sur une tendance bien plus dynamique, qui ne devrait pas s’essouffler.

  • +5,1% L’évolution en valeur
  • 325,4 M€ Le chiffre d’affaires
  • +2,3% L’évolution en volume
  • +2,7% L’évolution des prix  

 

Chips : Les fabricants cassent les codes

Innovations, nouvelles recettes, autres instants de consommation, la chips profite de la tendance du snacking et du nomadisme. Elle a bénéficié cet été de l’effet Coupe du monde, avec le footballeur Lionel Messi comme ambassadeur dans le spot télé de Lay’s, le leader américain. Côté innovations, la nouvelle gamme de chips Deep Ridged, toujours de Lay’s, à l’ondulation deux fois plus marquée que les classiques, change l’expérience en bouche grâce à une découpe de pommes de terre exclusive et brevetée. Côté recettes, les arômes exotiques sont à la mode. Après l’excentrique britannique Tyrrells qui a dégainé le premier sur des chips au goût de légumes, le breton Altho a fait preuve d’audace en proposant des goûts inédits comme les Bret’s saveur marine, originales au goût d’huître, ou celles au caramel au beurre salé. La chips fait parler d’elle et se démarque dans les rayons avec des packagings aux couleurs inédites.

  • +4,9% L’évolution en valeur 
  • 412,2 M€ Le chiffre d’affaires
  • +4,7% L’évolution en volume
  • +0,2% L’évolution des prix  

 

Pizzas surgelées : Effet Coupe du monde 

Pizza-ballon : le duo gagnant. En 2014, les ventes de pizzas ont bondi. La raison : la Coupe du monde de football, du 12 juin au 13 juillet. Car devant la télé, rien de mieux qu’une pizza. D’ailleurs, dans un baromètre exclusif LSAToluna paru en juin, 43,6% des sondés indiquaient vouloir manger de la pizza pendant les matchs. Hormis cet effet calendrier, ce marché est innovant. Les marques se sont employées à proposer des saveurs plus haut de gamme et des formats novateurs. Buitoni, par exemple, a lancé en mars une pizza rectangulaire prédécoupée pour davantage de convivialité. Sur les saveurs et les formats, la fin de l’année sera riche en événements. Dr. Oetker arrive avec une gamme composée de deux références Pizza Burger (spéciale et salami). Auchan, de son côté, ose l’originalité avec son produit bigoût Duo : une moitié viande hachéechorizo, et l’autre aux trois fromages, fruit d’une opération de cocréation.

  • +4,6% L’évolution en valeur 
  • 332,1 M€ Le chiffre d’affaires
  • +1,5% L’évolution en volume
  • +3% L’évolution des prix  

 

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Article extrait
du magazine N° 2345

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