Les 50 catégories stars : frais et traiteur libre-service

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Frais emballé traiteur LS : Ce long fleuve tranquille

Pizzas, croissants fourrés, lasagnes… Au rayon frais emballé, tout va toujours bien, merci. Cette offre, souvent positionnée dans des bacs à côté des stands traditionnels charcuterie-traiteur, bénéficie d’une image qualitative, qui permet d’entretenir cette croissance pérenne, à plus de 15% depuis un an ! Paradoxalement peut-être, le peu de marketing présent sur les packagings véhicule une image premium à ces solutions déjà cuisinées, qui plaît aux clients. Preuve de cet engouement du côté des marques, Qualité Traiteur (groupe Euralis) a imaginé, pour la première fois dans ce rayon, une gamme de salades à emporter. Comme chez ses concurrents au rayon LS, la fourchette est incluse avec le mets, et le packaging se veut épuré. Six produits seront commercialisés : deux taboulés et quatre salades à base de pâtes. Attention toutefois car, si le marché progresse, il reste encore bien loin du traiteur LS… qui pèse plus de 4 milliards d’euros.

  • +15,1% L’évolution en valeur 
  • 350,2 M€ Le chiffre d’affaires
  • +7,5% L’évolution en volume
  • +7% L’évolution des prix  

 

Salades fraîches : Quand l’innovation va…

Depuis 2012, un vent de nouveautés souffle sur ce marché ! Sodebo avait révolutionné les salades traiteur en sortant Salade & Compagnie, un coffret comprenant une salade, une fiole de vinaigrette, des gressins pour la satiété et des couverts. Devant un tel succès, la concurrence a dégainé… Le résultat a donné, début 2014, l’offre de Bonduelle. Le principe : une formule repas consistante composée de féculents, protéines et légumes, le tout accompagné d’une fiole de vinaigrette, d’un petit pain grillé et d’un dessert Andros ou Bonne Maman. « Nous voulions ritualiser le repas », résume Nadège Coppey, directrice marketing de Bonduelle Frais. Dessaint Fraîcheur s’est aussi jeté dans l’aventure, avec une salade divisée en trois compartiments. Le consommateur peut ainsi choisir de faire réchauffer, ou non, la dose de féculents et de protéines. Il ajoute ensuite à son gré la sauce au fromage blanc et la salade à base de mâche. De quoi rassasier une clientèle avide… de nouveautés.

  • +8,5% L’évolution en valeur 
  • 658,6 M€ Le chiffre d’affaires
  • +2,5% L’évolution en volume
  • +5,8% L’évolution des prix  

 

Snacks chauds salés : En route vers la modernité

Non, les snacks chauds ne se résument plus aux croque-monsieur ! L’offre s’est structurée et s’est rajeunie. Tout a commencé en début d’année, avec Fleury Michon qui a créé un nouveau segment : des plats à réchauffer sous formes de boulettes, les Ball in Box. Résultat : la gamme représente déjà 7% du chiffre d’affaires de ce marché ! Daunat a accru ses gammes de son côté en lançant des Carrés chauds, sortes de tartes salées généreusement garnies. Herta a, quant à lui, poursuivi sur ses croque-monsieur premium concoctés par un chef. Dernier en date, Lustucru est venu titiller la marque de Nestlé en lançant son croquemonsieur nouvelle génération ! La raison de cet engouement ? « Parce qu’elles ciblent une clientèle habituée aux circuits de restauration rapide, ces solutions de snackings chauds constituent un relais de croissance important pour la grande distribution », analyse Patricia Robillard, directrice marketing de Fleury Michon. 

  • + 9,1% L’évolution en valeur 
  • 170,9 M€ Le chiffre d’affaires
  • +4,7% L’évolution en volume
  • +1,9% L’évolution des prix  

 

Sandwichs : Toujours dynamique malgré une concurrence accrue

Le sandwich, quoi de plus banal me direz-vous ? Ce marché, qui revient dans la course avec une évolution en hausse de 4,7% en valeur sur un an, a su se renouveler pour faire face à une concurrence accrue : burgers, snacks chauds, salades repas de plus en plus copieuses... Sodebo a ainsi proposé, en ce début d’année, une formule généreuse, BAG (Brigade ailée du goût), reprenant les codes des sandwichs anglosaxons (forme rectangulaire, sachet souple pour le contenant…). En plus, elle a ajouté un petit cookie pour offrir un repas complet à ses consommateurs. Après un test fructueux sur le marché italien, Fleury Michon a aussi fait son entrée sur les sandwichs, avec la volonté de proposer une garniture plus haut de gamme (pain extra-moelleux, jambon supérieur...). Dernier levier de ce secteur, les formats généreux. Daunat et Sodebo misent beaucoup sur le XXL, également très dynamique chez les marques de distributeurs.

  • +4,7%  L’évolution en valeur 
  • 343,2 M€ Le chiffre d’affaires
  • +4,4% L’évolution en volume
  • +0,3% L’évolution des prix  

 

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Article extrait
du magazine N° 2345

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