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Les abattoirs Gad en redressement judiciaire

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Le tribunal de commerce de Rennes a placé en redressement judiciaire les abattoirs hier.

Un signe de plus, s’il en était besoin, des difficultés de la filière porc. La société Gad, spécialisée dans l’abattage de porcs, a été placée en redressement judiciaire hier. Les abattoirs bretons emploient 1.700 salariés. Deux administrateurs judiciaires ont été nommés.

Issue sans surprise

Le tribunal, qui a fixé la cessation de paiement au 22 février, a placé la société bretonne en période d'observation pour une période de six mois, soit jusqu'au 21 août. Le tribunal fera un point sur la situation le 24 avril. La société avait annoncé le 13 février dans un communiqué son intention de demander une mesure de redressement judiciaire. Gad SAS a déposé vendredi dernier son bilan au tribunal de commerce de Brest dont elle dépend. Mais le dossier a été transféré à Rennes pour "risque de conflit d'intérêt". Gad se divise en deux sites: l'un à Josselin (Morbihan) et l'autre à Lampaul-Guimiliau (Finistère).

L'entreprise abat quelque 2,4 millions de porcs chaque année. Elle a réalisé un chiffre d'affaires de 453 millions d'euros en 2012, selon ses chiffres. La société Gad est détenue à 65% par la coopérative morbihannaise Cecab et à 35% par le groupement de producteurs de porcs Prestor.

"Soulagement"

Le dépôt de bilan intervient à un moment critique pour la filière porcine, confrontée à de graves difficultés économiques. Selon une source proche du dossier, les pertes de Gad SAS auraient atteint 20 millions d'euros en 2012. Parler de "soulagement" après le placement en redressement judiciaire, "c'est un peu fort, mais ça permettra aux salariés d'avoir leurs salaires payés pendant cette période, et l'activité pourra continuer. C'est déjà important", a commenté à la sortie de l'audience du tribunal le représentant des salariés, Olivier Le Bras. "C'est six mois de sursis, mais ça ne veut pas dire six mois de tranquillité", a-t-il poursuivi. "A partir de maintenant, la procédure est enclenchée, chaque décision sera importante". "Il ne faut pas se leurrer, une boîte qui perd de l'argent, au bout d'un moment, elle doit prendre des décisions", a ajouté le dirigeant syndical FO. "

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