Les amidonniers réclament plus de moyens pour les protéines végétales

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Le secteur de l’amidonnerie, en phase de redémarrage après la crise sanitaire, investit pour défendre sa compétitivité. Les professionnels du secteur demandent plus de moyens financiers au service des protéines végétales.

MARIE-LAURE EMPINET   PRESIDENTE USIPA     DIRECTRICE RELATIONS EXTERIEURES ROQUETTE FRERES                                                VEGETAL EN FETE   2 IEME EDITION
MARIE-LAURE EMPINET PRESIDENTE USIPA DIRECTRICE RELATIONS EXTERIEURES ROQUETTE FRERES VEGETAL EN FETE 2 IEME EDITION© FABIAN CHARAFFI ARCHIVE

A l’occasion de l’Assemblée Générale de l’USIPA (L'Union des Syndicats des Industries des Produits Amylacés et de leurs dérivés), les professionnels de l’amidonnerie qui produisent notamment des fibres, sucre, protéines, gluten, huile.. à destination de l’alimentaire (confiserie, biscuits,  boulangerie, conserves de fruits et de viande…) restent optimistes pour 2020. L’an dernier le secteur a généré 3,1 milliards d’euros de CA dont 75% à l’export et produit 3,1 Mt d’amidon à partir de blé et de maïs essentiellement, mais aussi de pommes de terre et de pois. Qualifié de secteur essentiel pour la nation au moment du confinement, les amidonniers sont restés mobilisés tout au long de la crise pour assurer l’approvisionnement sur le territoire. A noter que certain produits comme la Maïzena ont cru de 123% en avril grâce à la progression du fait maison. "Il n’y a pas eu d’interruption de production pendant la crise, a rappelé Thomas Gauthier, Délégué général de l’USIPA. Notre secteur résilient s’est adapté en continu pour servir les différents marchés". Avec des surcouts allant jusqu’à 20% pour certains acteurs, liés au fret routier ou à la réorganisation des usines.

Accélérer la transition écologique

Face aux enjeux liés au changement climatique, à l’économie circulaire, à la modernisation des pratiques agricoles, à la biodiversité ou encore à l’alimentation durable, la filière reste mobilisée. "Chahutée, l’amidonnerie est dans une phase de redémarrage, déclare Marie-Laure Empinet, Présidente de l’USIPA. Nous allons accélérer sur la transition écologique et gagner en compétitivité en améliorant les pratiques industrielles, en adaptant la logistique et les infrastructures, l’offre, etc". Soutenu dans le cadre de France Relance qui propose une stratégie nationale des protéines végétales, un plan de soutien au fret ferroviaire ou encore un programme d’investissement dans les technologies vertes et le biosourcé, L’USIPA assure qu’elle investira pour développer une nouvelle offre à base de protéines végétales que les consommateurs français appellent de leurs vœux, pour des raisons écologiques et nutritionnelles. "On ne peut que saluer le plan de relance" conclut Marie-Laure Empinet. Elle regrette néanmoins la maigreur du budget dédié aux protéines végétales (100M€ soit moins de 10% des 1,2 milliards alloués à l’agriculture). "C’est peu pour développer les cultures végétales, alors même que les protéines végétales sont le cœur de croissance de notre activité et de nos innovations", juge Thomas Gauthier qui appelle de ses voeux plus de moyens financiers pour un secteur qui voit aussi se dessiner la perspective de coûts supplémentaires liés à la mise en place d’un Brexit dur, avec des taxes douanières estimées à 211 M€ au niveau européen.

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