Les armes de Showroomprive.com pour résister à Vente-privee.com

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De l’extension de son offre au développement de la livraison par abonnement, Showroomprive.com renforce, en France, son arsenal face à l’ogre Vente-privee.com.

Thierry Petit
Thierry Petit© «PIERRE MAHIEU/ ShowroomPrive

Résister en marquant sa différence. Pour la première année d’activité pleine, suite à son introduction en Bourse à la fin de l’année 2015, le numéro deux français des ventes événementielles peut se targuer d’avoir fait les bons choix stratégiques. Avec un chiffre d’affaires de 539 millions d’euros en 2016, en hausse de 21,9%, et un résultat net de 13 millions d’euros – hors frais liés à l’introduction en Bourse –, il n’a pas lésiné sur les moyens pour se démarquer du ténor du secteur, le site Vente-privee.com. Tandis que ce dernier était occupé, l’an passé, à asseoir son leadership en Europe, à travers une stratégie très agressive d’acquisitions d’entreprises, Showroomprivé a, pour sa part, choisi de capitaliser encore plus sur son cœur de cible, les digital women.

539,7 M€

Le CA 2016

1,1 Mrd€

L’objectif pour 2020

+ 21,9%

de croissance en 2016

13 M€

de résultat net, en progression de 42%

52%

des ventes proviennent de la mode

55%

de part du m-commerce dans le CA

Source : Showroomprivé

Le mobile, premier canal de vente

Les investissements ont ainsi été orientés vers une refonte complète des plates-formes web et mobile. Showroomprivé fait d’ailleurs partie des exceptions du secteur, en parvenant à vendre plus sur mobile que sur ordinateur. « Le mobile draine 77% de notre trafic web et génère 55% du chiffre d’affaires, explique Thierry Petit, co-CEO de Showroomprivé. C’est un levier de croissance fort pour l’entreprise et qui ne cesse de progresser. » Ainsi, les développements ont été pensés pour répondre avant tout aux exigences ergonomiques du mobile. À commencer par le nouveau moteur de recherche, intégré en fin d’année 2016, qui rompt avec la tradition des sites de ventes événementielles, dont la navigation se fait plutôt sur une logique de défilement des ventes programmées, plus que par recherche de produits. Le jeu en vaut-il la chandelle ? À n’en pas douter. « La croissance de son taux d’utilisation est impressionnante », assure Thierry Petit qui n’en dit toutefois pas plus, afin de ne pas donner des idées à ses concurrents.

Et ce n’est pas tout, puisque Showroomprivé propose, depuis peu, la recommandation de produits. Elle a pour effet d’augmenter le panier moyen, qui se situe autour de 160 € (+ 6%). Le prochain chantier va dans le sens de l’histoire, et l’entreprise prévoit de personnaliser encore plus ses offres, grâce à la masse colossale de données dont il dispose.

Les atouts de Showroomprivé

  • Une offre étendue sur la mode.
  • Des fonctionnalités innovantes sur ses plates-formes.
  • Recommandation de produits et personnalisation de l’offre.
  • Une stratégie mobile first.
  • Programme de livraison par abonnement Infinity.

Encore plus de mode

Autre axe de développement au cœur des préoccupations de sa clientèle, l’offre du site. Là encore, Showroomprivé a mis le paquet, avec un portefeuille de marques partenaires riche de 700 références supplémentaires, pour en compter, au total, près de 4 000. Parallèlement, sa marque propre, #Collection IRL, est désormais omniprésente sur le portail, avec quatre collections par an, et des gammes capsules régulièrement mises en ligne. Et pour donner envie d’acheter toujours plus, Showroomprivé s’appuie sur un autre facilitateur : la livraison par abonnement, avec son programme Infinity, qui a séduit plus de 100 000 clientes en un peu plus d’un an, permettant de fidéliser ses membres, mais aussi d’accroître leur fréquence d’achat. Un succès que le groupe tente de dupliquer en Espagne, au Portugal, en Belgique et bientôt en Italie, où il s’est offert son homologue italien Saldi Privati en novembre 2016.

Enfin, le groupe vient de signer un accord pour acquérir le spécialiste de la vente privée de produits de beauté et de bien-être BeautéPrivée, dont le chiffre d’affaires flirte avec les 20 millions d’euros en 2016. Preuve, s’il en fallait encore, que rien n’est trop beau pour satisfaire les digital women.

« Notre portefeuille de marques peut encore être fortement développé. En la matière, la France est un pays plein de ressources. »

Thierry Petit, CO-CEO de Showroomprivé

François deschamps

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Article extrait
du magazine N° 2450

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