Les biocarburants n'ont plus la cote

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Alors qu'on ne compte plus les émeutes, grèves et autres mouvements de protestation, d'Haïti au Burkina Faso, de l'Égypte au Mexique, la communauté internationale semble découvrir l'influence néfaste des biocarburants sur les prix des denrées alimentaires. Selon les Nations unies, la facture des importations de céréales par les pays les plus pauvres va augmenter de 56 % en 2008, et Josette Sheeran, directrice du Programme alimentaire mondial, enfonce le clou : « Même dans les pays où la nourriture est disponible, on voit apparaître une nouvelle forme de famine, car les prix sont tout simplement devenus trop élevés pour une partie des habitants ! » Depuis dix jours, la prise de conscience semble générale en Occident. Les Verts français qualifient les biocarburants d'« idée meurtrière », Jean Ziegler, rapporteur spécial de l'ONU évoque « un crime contre l'Humanité » et l'association allemande Foodwatch s'émeut : « Il n'est pas possible que nous remplissions nos réservoirs aux dépens des affamés. » Michel Barnier, ministre français de l'Agriculture et de la Pêche, plaide pour un changement de politique. Qui pourrait débuter par l'abandon de l'objectif de 10 % de biocarburants dans la consommation globale des Européens à l'horizon 2020.

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Article extrait
du magazine N° 2041

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