Marchés

Les bonnes idées d’Emmanuel Vasseneix

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Dossier CATÉGORIE industriel PME L’atypique patron de la LSDH mise sur les liens entre les hommes et sur les idées pour développer sa PME. Sans oublier la compétitivité. Et ça marche, alors que le contexte ne s’y prête pas.

Le patron de la Laiterie de Saint-Denis-de-L’Hôtel serait-il un extraterrestre ? Alors que toutes les PME souffrent, voire disparaissent, qu’elles sont sous le feu des multinationales et que les distributeurs cherchent à peser de plus en plus sur les prix pour satisfaire des clients dont le pouvoir d’achat est en berne, la société que dirige Emmanuel Vasseneix a réussi à tripler son chiffre d’affaires en dix ans. La LSDH, dont le siège est basé près d’Orléans, n’est d’ailleurs plus une PME. Avec plus de 500 M € de chiffre d’affaires et 1000 salariés, elle est une ETI (entreprise de taille intermédiaire), ces sociétés qui font le tissu entrepreneurial de l’Allemagne et dont la France manquerait tant…

Ce qui m’anime, c’est de réussir à faire travailler les hommes ensemble et de grandir ensemble : collaborateurs, clients, industriels et distributeurs. Le partenariat avec Agrial pour Danao, celui avec Système U pour le lait U Bio, avec le soutien de 800 producteurs de lait, ont pour moi valeur d’exemple.»

Emmanuel Vasseneix, PDG de LSDH

Tout-petit déjà…

En fait, Emmanuel Vasseneix n’est pas tombé tout petit dans l’industrie alimentaire, il est né dedans. Son père, André, possédait la société, qu’il avait revendue à Candia, tout en restant le dirigeant de l’entreprise. Côté savoir-faire et connaissance des produits, voilà une bonne base. Il ajoute à sa corde une école d’ingénieur agroalimentaire, puis part s’exercer chez Triballat et Danone, avant de revenir à la maison, où il accède au poste de directeur général, à 37 ans. La conquête commence. D’abord, en rachetant, avec son père, le capital de la société dont il est l’actionnaire majoritaire aujourd’hui. Mais, surtout, en faisant grandir la LSDH sur quatre fronts: le lait, les jus de fruits, avec le rachat des Jus de fruits d’Alsace, les boissons gazeuses, avec le rachat de L’Abeille, puis en investissant dans la nutrition santé. Ne cherchez pas de marque chez LSDH, il n’y en a pas. Son territoire est celui de la MDD, du premier prix et de la sous-traitance aux industriels. Son portefeuille est impressionnant : Carrefour, Leclerc, Système U, Unilever, Danone, Agrial, PepsiCo… « Comme nous n’avons pas de marques, nous ne pouvons nous appuyer que sur l’innovation pour nourrir notre croissance. En visant la nutrition et la naturalité, et en me fondant sur le lien entre les hommes, collaborateurs comme clients, qui doivent être fiers de produire et d’acheter nos produits. J’aime les produits. La compétitivité doit être basée sur le prix, mais aussi sur la réactivité, l’agilité, l’écoute, la recherche… »

 

Un homme de réseaux

Il est aussi un homme engagé, un homme de réseaux, comme il dit. Membre du think tank Centre des jeunes dirigeants, de l’Aria locale, du Mouvement des entreprises d’Orléans, et tout nouveau président d’Unijus, le lobby des jus de fruits. Et il trouve tout de même le temps – « pas assez » – pour dialoguer en famille et faire du vélo «pour (s)’aérer un peu la tête ». On le comprend!

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