Les bonnes pommes des compotes Hero

Pour débanaliser les compotes individuelles, Daufruit-Hero sélectionne trois pommes réputées : la reinette, la canada et la granny.

La marque Hero veut faire redécouvrir la vraie saveur des fruits dans les desserts fruitiers dont le goût est très souvent éloigné des originaux, lance d'emblée Thierry Goubault, directeur général de Daufruit-Hero. Prenez les compotes : une moitié est faite de pommes mélangées à d'autres fruits (fraise, banane, etc.) ; l'autre moitié, pure pomme, est fabriquée à partir de goldens, variété facile à travailler, mais plutôt fade. Nous avons décidé de mettre à l'honneur nos belles variétés de terroir. » Voici donc Plaisir de Reinette, Plaisir de Canada et Plaisir de Granny, des desserts 100% pomme qui restituent chacun le parfum de l'original. Par exemple la note acidulée de la granny-smith. Contenant seulement 18 à 21% de sucre, la formule n'a pas droit à la dénomination compote, qui en exige 24% au moins. Actuellement présentée en centrale, la gamme sera dans le rayon réfrigéré en janvier.

Décidément, les choses vont vite dans la filiale française de Hero (leader européen de la confiture), qui exploite la marque Hero au frais et Daufruit en épicerie. En effet, sa gamme de « confitures fraîches » Fruissonade vient de faire une entrée remarquée dans le frais laitier, suscitant le lancement de Confiturine, version très proche chez son grand concurrent Andros. Il est vrai que la filière des transformateurs de fruits a besoin de se secouer. La bonne vieille confiture (76 000 tonnes) recule de 6%. Quant aux compotes (56 800 tonnes dont 40% en épicerie, 60% au frais), si elles évoluent de 3,6%, les promos et les marques de distributeurs y sont pour beaucoup.

De la même façon qu'il a réinventé la confiture, Thierry Goubault a dû trouver une nouvelle façon de faire de la compote. En effet, ses trois pommes de terroir ne sont disponibles que pendant des périodes limitées : la reinette en août-septembre ; la granny en octobre-novembre, la canada jusqu'en janvier. « Cueillies à maturation idéale, les pommes sont immédiatement transformées à froid et conservées en fût au frais, jusqu'à la mise en pot. » Du frais qui passe aussi par les frais de stockage.

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Article extrait
du magazine N° 1558

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