Boissons

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Les bulles recommencent à pétiller

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Et si les ventes de champagne servaient d'indicateurs à la sortie de la crise ? Après deux ans difficiles, le rebond des premiers mois de 2010 semble se confirmer, et la fin d'année s'annonce sous de bons auspices.

1,30 Mrd€

Le chiffre d'affaires* + 8,5 % en valeur** + 10,3 % en volume**

1,75 % La part dans le chiffre d'affaires des PGC*

36 % La part des promotions (+ 6,2 points)*

Source : SymphonyIRI * CAM au 4.7.2010 ** Évolution vs 2009

Ces deux dernières années ont été si difficiles pour les ventes de leurs précieux breuvages que les Champenois se montrent très prudents sur les perspectives de la fin de l'année. Pourtant, le rebond est plus que sensible, sur l'ensemble des marchés mondiaux, en France, et dans la grande distribution en particulier. Pour preuve, avec sa dizaine de marques, dont Lanson, le groupe éponyme affiche un chiffre d'affaires en hausse de 18,5% et un retour des consommateurs sur des cuvées supérieures, dont les ventes progressent de 25%. Idem pour la maison Piper-Heidsieck et Charles Heidsieck, dont les ventes ont bondi de 23% d'avril à juin par rapport à la même période de l'année précédente. Chez Laurent Perrier, la hausse des volumes atteint 40%.

 

Les promos s'assagissent

 

« Il faut prendre ces chiffres avec précaution, car ceux qui étaient comparables étaient très faibles, il ne faut pas s'exciter trop vite ! Mais nous avons traversé l'orage en maintenant nos prix de vente », indique un porte-parole des champagnes Piper-Heidsieck et Charles Heidsieck. « L'évolution en France est positive, mais nous souhaiterions que les marques internationales progressent plus vite, car leurs ventes sont stables en raison de la forte concurrence des marques intermédiaires », expose Michel Boulaire, PDG de Laurent Perrier, qui gère aussi la marque De Castellane.

Les champagnes

+ 10,2 %, à 891,3 M€

Les mousseux

+ 4,9 %, à 409,9 M€

Il est vrai que la forte reprise des volumes en grande distribution en France s'est réalisée au prix de promotions lourdes. Les bouteilles à 10 € ont fleuri un peu partout en grandes surfaces alimentaires et dans le hard-discount, où près de 5 millions de cols ont été écoulées, un niveau inhabituel. Les ventes de produits « no name », vendues jusqu'à 12 €, ont grimpé de 40 à 50%. Sur des marques intermédiaires, les promotions ont atteint, avant l'été, jusqu'à 30%, et même, en ce qui concerne les « sans-nom », une bouteille sur deux !

« D'après ce que nous savons, les ventes des foires aux vins sont très bonnes, ajoute Michel Boulaire. Et les prix vont rester compétitifs jusqu'à fin décembre, car les opérations de fin d'année sont déjà négociées. » Toutefois, les promotions très « hard-selling » du premier semestre vont sans doute s'assagir un peu, du fait du redressement du marché et de l'impossibilité des maisons, de suivre à un tel rythme.

De leur côté, les vins effervescents n'ont pas été trop affectés par la baisse des prix des bulles champenoises. « Il n'y a pas eu de transfert au détriment de nos produits, indique Serge Dubreuil, directeur du marketing de la société saumuroise Ackerman. Le segment des effervescents AOC est en croissance de 6%, celui du crémant de Loire de 7%. Les ventes ont été difficiles à l'exportation, mais, au final, nous ferons une bonne année 2010, en hausse de 5%. »

LES TENDANCES

Les ventes de champagnes sont en hausse.

Les ventes de produits à bas prix (à moins de 12 €) et les promotions devrait s'estomper.

Les vins effervescents d'appellation d'origine contrôlée (AOC) voient leurs ventes progresser, au détriment des cuves closes, en léger recul.

Dans ce climat de reprise, les produits de niche vont retrouver toute leur place. En juin, Daniel Lorson, directeur de la communication du Comité interprofessionnel du vin de champagne, rappelait les tendances les plus marquées des derniers mois : « Le champagne rosé s'est désormais totalement imposé comme un segment à part entière dans les ventes, et la tendance au non-dosé ou au faiblement dosé se confirme. » La bulle - qui n'est pas financière ! - semble avoir retrouvé une meilleure fortune.

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