Les casiers de livraison arrivent dans l'Hexagone

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Deux Monoprix et deux centres commerciaux en région parisienne hébergent des casiers où les clients web du réseau Relais Colis retirent leurs commandes ou les retournent.

Les casiers PackCity, implantés à l’entrée du Monop’ de Neuilly (92).
Les casiers PackCity, implantés à l’entrée du Monop’ de Neuilly (92).

  • Les automates PackCity peuvent accueillir jusqu'à 110 casiers
  • 4 implantations font pour le moment partie du test : deux Monop' (Neuilly et Paris Victor-Hugo) et deux centres commerciaux (Épinay-sur-Seine et Créteil Soleil)
  • 58% des internautes français utilisent déjà un service de relais colis

Sources : Neopost ID, Fevad

 

Cette fois, c'est bel et bien parti. Après leurs collègues anglo-saxons, les acteurs du commerce français explorent un nouveau canal de livraison des commandes web : les casiers de retrait de marchandises. Déjà popularisés par Amazon ou Walmart, ces « lockers », installés dans des magasins, permettent aux clients d'y retirer leurs colis de commandes web. Ils peuvent retourner leurs achats par le même canal.

Darty avait déjà dévoilé les premiers casiers « click et collect » dans son nouveau concept de Beaugrenelle (Paris XVe), le mois dernier, avec un retrait du produit une heure après l'avoir commandé sur darty.fr. Depuis quelques jours, Neopost ID, un spécialiste de la traçabilité dans la supply chain, déploie des casiers de retrait de son service dédié, baptisé « PackCity », dans deux magasins Monop' (à Neuilly et à Paris Victor-Hugo), et deux galeries marchandes de centres commerciaux (Créteil Soleil et le nouveau centre d'Épinay-sur-Seine).

 

Le nombre de casiers va se multiplier...

Neopost ID a noué pour l'occasion un partenariat avec Relais Colis, l'opérateur historique des points-relais. Qui, outre son expérience sur la livraison e-commerce en point relais, compte dans son escarcelle la plupart des gros acteurs de l'e-commerce en France : Amazon, Vente-privée, Carrefour, La Fnac, Nespresso, Pixmania...

De quoi amorcer des habitudes chez les clients. « Les Français sont très satisfaits des relais colis traditionnels chez des commerçants et du maillage dense. Cela explique que les " lockers " arrivent plus tard que dans les pays anglo-saxons, analyse Mourad Bensadik, le directeur général de Relais Colis. Mais ces casiers représentent un nouveau besoin, pour les clients finaux comme pour les commerçants. C'est pourquoi nous lançons ce test avec Neopost ID. »

« Ces consignes, faciles d'accès pour les clients finaux et ouvertes au plus grand nombre de commerçants, préfigurent le service que nous voulons développer », annonce Alain Férard, le directeur de Neopost ID. Le modèle économique diffère finalement très peu d'un relais colis traditionnel : la logistique est optimisée, puisque les commandes sont consolidées pour la livraison comme pour les retours. Et pour les magasins ou centres commerciaux hébergeant les casiers, l'objectif est de drainer du trafic donc, potentiellement, du chiffre d'affaires additionnel.

 

... Même dans la rue

Les réflexions sur les prochaines étapes sont en cours. Sur l'implantation d'abord. Pourquoi ne pas imaginer des casiers dans les gares ou stations de métro, comme en Angleterre ? « Cela fait partie des réflexions », confie Alain Férard. « Il n'y a pas d'obstacles infranchissables à cela, rebondit Mourad Bensadik. Nous songeons aussi à en installer dans la rue. Les seuls impératifs sont l'accessibilité des lieux pour la livraison et la taille des colis. »

Une flopée de nouvelles installations de PackCity vont être annoncées ces prochaines semaines, dans les galeries des centres commerciaux, surtout. Les enseignes, elles, devraient vite passer la seconde sur le sujet. Selon nos informations, Darty songe déjà à ouvrir ses casiers à d'autres commerçants.

Un service click et collect prometteur

  • Un lieu de retrait rapide et accessible Les casiers sont situés près des entrées de magasin. Le client compose un code reçu par SMS et se saisit de son produit en moins d'une minute.
  • Une logistique peu coûteuse Pas de personnel et, surtout, une logistique optimisée : livraisons et retours sont groupés.
  • Des services à inventer Amazon, par exemple, reprend l'article au bout de trois jours s'il n'est pas retiré et rembourse le client. Walmart, lui, propose des casiers pour le « frais ».

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Article extrait
du magazine N° 2301

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