Les centres E.Leclerc en croissance de 2,7% en 2016

|

En marge de la conférence de presse organisée pour les 20 ans de la Marque Repère, Michel Edouard Leclerc a dévoilé le 12 janvier les premiers résultats 2016 de l’enseigne qu’il préside.  Ils sont bons, portés pour la première fois depuis longtemps plus par les magasins que par les drive. Et par le bio où Leclerc teste un concept spécialisé.

Michel-Edouard Leclerc
Michel-Edouard Leclerc© LAETITIA DUARTE

Le président des centres E.Leclerc n’a pas pu résister.  A la fin de la conférence de presse organisée pour les 20 ans de la Marque Repère, il a lâché quelques chiffres sur la performance de l’enseigne. En 2016, le chiffre d’affaires de Leclerc a progressé de 2,7% hors essence. Sur les seuls produits alimentaires, le gain avancé par Michel Edouard Leclerc serait même de + 3,4% confirmant la croissance de 0,4 point de la part de marché alimentaire de l’enseigne dévoilée par Kantar la veille, à 20,7% du marché des PGC et produits frais LS en France. Seule Lidl soutient cette croissance avec un gain de 0,3 point de sa part de marché à 5,2%.

L'hyper rattrape les drive

"Ce qui est intéressant c’est que l’hyper a repris le leadership de la contribution à la croissance devant le drive", note le patron des centres E.Leclerc. L’inversion de tendance aurait eu lieu à la mi-2016 selon Michel-Edouard Leclerc. Il y voit les effets de la revitalisation des rayons alimentaires engagée par les adhérents de l’enseigne. "Une évolution très importante dans la bataille Amazon/Leclerc et peut-être même la bataille Leclerc/Leclerc.com…"

Pour autant, le chiffre d’affaires généré par le digital doit continuer à croître très vite avec une quotepart qui doit passer de 7% à 10% d’ici à 2020 a rappelé le président de Leclerc. Mêmes ambitions pour le non alimentaire avec 2200 projets de concepts spécialisés qui pourraient voir le jour dans les 5 ans.

Bientôt une enseigne spécialisée dans le bio ?

Des enseignes spécialisées qui  pourraient couvrir aussi le secteur très porteur du Bio. "C’est une réflexion, a reconnu Michel-Edouard Leclerc.  Le bio est amené à se développer considérablement et on y vise clairement la place de leader, que nous sommes déjà en GSA.  3 tests sont en cours dont celui de Nice". Et d’expliquer : "Nous sommes confrontés à une insuffisance de ressources et ça nous permettrait d’accéder aux producteurs qui ne souhaitent livrer que les enseignes militantes qui, elles, font pression auprès d’eux car elles veulent se garder la « rente ». Il n’est en effet pas normal qu’il y ait 64% d’écart entre un produit conventionnel et le bio comme le démontre une récente enquête." Les spécialistes - ou les "rentiers" ? - apprécieront !

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Appels d’offres

Accéder à tous les appels d’offres