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Les classes moyennes révisent leurs priorités, selon Cetelem

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La crise n'épargne pas les classes moyennes européennes. Ce qui les contraint à revoir leurs priorités. La protection sociale et l'éducation des enfants arrivent au premier plan de leurs préoccupations.

Fin 2011, l’Observatoire Cetelem est allé interroger 6500 Européens de classe moyenne. En effet, ce sont ces classes moyennes (60% des habitants, en enlevant les 20% qui ont des revenus élevés et les 20% les plus pauvres)  qui soutiennent la consommation, le plus souvent le premier moteur de la croissance. La crise ne les épargne pas : seulement 37% de ces Européens considèrent que leur situation financière s’est améliorée au cours des dix dernières années, 33% pour les Français. « Pourtant, elles tiennent le choc, assure Flavien Neuvy, responsable de l’Observatoire Cetelem. Elles jugent leur train de vie supérieur à celui de leurs parents ».

L’Europe se divise en deux catégories : à l’Est, les classes moyennes veulent augmenter leur niveau de vie. A l’Ouest, elles souhaitent le maintenir, quitte à réduire certaines dépenses, tout en épargnant plus. C’est particulièrement vrai en France où l’épargne est culturelle, bien plus qu’en Allemagne où les consommateurs vivent plus à crédit. En France, 56% des interrogés déclarent qu’ils ont réduit leur train de vie sur les douze derniers mois. Les domaines les plus touchés ? L’habillement pour 39% des Français, les loisirs et voyages (37%), l’alimentation (27%), l’essence et l’énergie (23%). Les classes moyennes françaises ont redéfini trois priorités : avoir une bonne protection sociale (67% contre 57% des Européens), financer l’éducation de leurs enfants (61% contre 55%) et maintenir leur pouvoir d’achat (54% contre 36%). Ces priorités prennent le pas sur celles des années précédentes qui étaient le logement ou la voiture. En terme d’âge, les moins de 35 ans sont ceux qui ont le moins réduit leur train de vie tandis que les plus de 50 ans se sont serrés la ceinture. « Les plus de 50 ans doivent encore soutenir leurs enfants mais aussi financer leurs parents », explique Flavien Neuvy.
 

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