Les commerçants parisiens veulent faire évoluer les soldes

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Dossier Malgré des chiffres d'affaires en hausse, les commerçants parisiens se déclarent instatisfaits de ces soldes d'été 2017. Ils réclament en particulier que soient revues les dates et la durée du dispositif. Ce débat, qu'ouvrira bientôt le Ministère de l'Economie et des Finances, aura toutefois beaucoup de mal à déboucher sur un consensus.

Les commerçants parisiens veulent faire évoluer les soldes
Les commerçants parisiens veulent faire évoluer les soldes© Laetitia Duarte

A Paris, 57% des commerçants se déclarent insatisfaits des ventes réalisées durant les soldes d’été 2017, selon une enquête de la CCI Paris Ile-de-France réalisée fin juillet auprès de 400 d’entre eux. C’est toutefois moins que l’an dernier (63%) et de plus, ils sont tout de même 60% à évoquer un surplus de chiffre d’affaires allant jusqu’à 20%. Pourquoi alors cette déception ?

Tout d’abord, les commerçants parisiens sont 56% à déplorer les dates des soldes, au lieu de 43% seulement en 2016. Aux deux tiers, ils considèrent en effet que la période a débuté trop tard cette année, juste avant le début des vacances scolaires. L’arrivée des touristes et l’ouverture dominicale a néanmoins permis de réduire ce manque à gagner, en particulier dans les grandes enseignes et les grands magasins.

Malgré l'essor des pré-soldes, l'intérêt des soldes demeure

D’autre part, le printemps 2017 a manifestement été plus réussi que le printemps 2016. Presque un commerçant parisien sur deux s’en dit content, au lieu de 23% l’an dernier. La météo favorable, surtout en juin, leur a permis de débuter tôt les ventes de produits d’été traditionnels. Ventes qu’ils ont d’ailleurs encouragées par des démarques attractives pour attirer les consommateurs avant les premiers départs en vacances, puisque 44% disent avoir consenti dès la première démarque des rabais allant jusqu’à 50%.

A ce titre, le phénomène des pré-soldes ou ventes privées, organisées avant la date officielle de début des soldes, a encore pris de l’ampleur. 61% des commerçants parisiens déclarent s'être livrés à l'exercice avant les soldes d'été 2017. Evidemment, la multiplication des opérations promotionnelles tend à cannibaliser les soldes. Mais cela n’empêche pas 82% des commerçants interrogés de demeurer attachés aux soldes traditionnels.

Les soldes, « un mot magique » qu’il faut selon eux conserver, mais à condition de mettre en place une législation plus stricte et de réviser le dispositif dans son ensemble. Le 28 juin dernier, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire avait annoncé qu’il lancerait une concertation avec tous les acteurs du commerce après la fin des soldes d’été afin de revoir et d’améliorer le dispositif, en agissant notamment sur ses dates et sa durée. « Les soldes d'hiver sont trop tardifs, on pourrait les faire démarrer au tout début de janvier, avait-il par exemple estimé. [...] On pourrait également travailler à un raccourcissement de la période et à une meilleure articulation avec le commerce en ligne ».

Des besoins très variés d'un acteur à l'autre

Trouver un consensus entre tous les acteurs concernés semble cependant mission impossible. Ainsi, les adhérents de la Fédération nationale de l’habillement préféreraient pour leur part retarder le début des soldes. Car autant les grands magasins préféreraient se rapprocher des soldes britanniques, qui débutent le 26 décembre, autant les commerçants indépendants feraient moins de marge si les soldes commençaient plus tôt, explique la fédération. Pour elle, les consommateurs n’achetant plus comme autrefois en pré-saison (typiquement des manteaux en août), mieux vaudrait organiser des soldes plus courtes mais plus fréquentes : une par trimestre. Côté CCI Paris Ile-de-France, on propose d’instaurer un nouvel événement commercial national encore beaucoup plus court, par exemple de deux ou trois jours, à l’image du Black Friday.

Une preuve de plus, s'il en fallait, qu’il sera impossible de trouver des dates et des durées qui conviendront à tous. L’issue des débats reste donc très incertaine.

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