Les commerces "non essentiels" de nouveau fermés dans 16 départements à partir de vendredi soir

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En Ile-de-France, dans les Hauts-de-France, mais aussi dans les Alpes-Maritimes, la Seine-Maritime, et l’Eure, les commerces et les rayons jugés "non essentiels" devront fermer pour quatre semaines à partir du vendredi 19 mars à minuit. Le détail des annonces de Jean Castex.

Ces restrictions supplémentaires ont été détaillées par Jean Castex et Olivier Véran, ce jeudi 18 mars à 19 heures.
Ces restrictions supplémentaires ont été détaillées par Jean Castex et Olivier Véran, ce jeudi 18 mars à 19 heures. © Benoit GRANIER / Matignon

La symbolique ne manquera pas d’être soulignée. Par un douloureux hasard de calendrier, le premier ministre a annoncé ce jeudi de nouvelles restrictions de déplacement, notamment en Ile-de-France et dans les Hauts-de-France, un peu plus d’un an jour pour jour après l’entrée en vigueur du premier confinement national, le 17 mars 2020.

Dans ces deux régions, mais aussi dans les Alpes-Maritimes, la Seine-Maritime, et l’Eure, un confinement sept jours sur sept sera instauré à partir de vendredi 19 mars à minuit, pour quatre semaines. “La progression de l’épidémie s’accélère nettement, a justifié Jean Castex. Cette reprise dessine ce qui s’apparente de plus en plus à une troisième vague”. La saturation des services hospitaliers dans ces deux régions et ces trois départements appellent “des mesures de freinages massive” selon le gouvernement. Un temps envisagé, le scénario d’un confinement mis en œuvre uniquement le week-end n’a pas été retenu. Dans les territoires où ce type de confinement est déjà en vigueur depuis fin février (le littoral des Alpes-Maritimes, Dunkerque et le Pas-de-Calais), il a été “insuffisant pour casser la dynamique de l’épidémie”, a affirmé le premier ministre. Dans toute la France, l’heure du couvre-feu passera de 18 heures à 19 heures à partir de samedi. 

Le retour des rayons fermés dans les grandes surfaces

Ce troisième confinement pour ces 16 départements (les huit de l'Ile-de-France, les cinq des Hauts-de-France, ainsi que les Alpes-Maritimes, la Seine-Maritime et l’Eure), s’accompagne à nouveau de fermetures de commerces. “Comme en mars et novembre, seuls les commerces vendant des biens et des services de première nécessité seront autorisés à ouvrir”, a indiqué Jean-Castex. Une notion étendue au livre et à la musique, permettant ainsi aux libraires et aux disquaires, vent debout contre la fermeture de leurs magasins lors du deuxième confinement, de poursuivre leur activité.  

“Je sais que les commerces ont mis en place des protocoles sanitaires stricts mais pour ralentir l’épidémie il faut réduire les risques de croiser le virus et donc les occasions de contact dans les lieux clos. La fermeture d’une partie des commerces doit y contribuer”, a assuré le chef du gouvernement. 

Les grandes et moyennes surfaces alimentaires vont par ailleurs de nouveau voir fleurir des rubans de signalisation pour condamner l’accès aux rayons jugés “non essentiels” : “Par souci d’équité, les restrictions de vente s’appliqueront aux mêmes produits qu’ils soient vendus dans un rayon de grande surface, un commerce spécialisé ou un petit commerce de centre-ville", a en effet fait savoir le premier ministre. Ces mesures remettent sur la table le débat autour du caractère “essentiel” de certains commerces, que l'exécutif souhaitait pourtant depuis plusieurs semaines ne pas vouloir relancer.  

110 000 commerces fermés

D'après les premières estimations de Bercy, 110 000 commerces sont concernés par ces fermetures dans ces 16 départements, un chiffre incluant les centres commerciaux et magasins déjà contraints à la fermeture. Une grande partie sont situés en Ile-de-France, qui compte 52 340 commerces "non essentiels". "L'impact des nouvelles restrictions sanitaires sur l'économie française est de 0,2 point sur le PIB annuel, a indiqué Bruno Le Maire. Les mesures de soutien coûteront 1,2 milliard d'euros en plus par mois. Soit 7,2 milliards d'euros en tout par mois". 

Voici l'extrait du discours de Jean Castex à propos du commerce :

«S’agissant des commerces, comme en mars et en novembre, seuls les commerces vendant des biens et des services de première nécessité seront autorisés à ouvrir ; cette notion de bien de première nécessité sera étendue aux livres et à la musique, ce qui permettra aux libraires et aux disquaires de rester ouverts. Par souci d’équité, les restrictions de vente s’appliqueront aux mêmes produits qu’ils soient vendus dans un rayon de grande surface, un commerce spécialisé ou un petit commerce de centre-ville. Je sais que les commerces ont mis en place des protocoles sanitaires stricts. Mais pour ralentir l’épidémie, il faut réduire les risques de croiser le virus, et donc les occasions de contacts dans les lieux clos. Dès lors, la fermeture d’une partie des commerces doit y contribuer, indépendamment des risques spécifiques liés à leur fréquentation. C’est d’ailleurs ce que tous les pays autour de nous se sont résolus à faire. »

 

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