Les consommateurs français boudent l’environnement [Infographie]

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Dossier Les Français se préoccupent de moins en moins de l’environnement, selon une étude publiée le 1er juin 2015 par GreenFlex. Autre enseignement de l’édition 2015 d’Ethicity : l’apparition d’un groupe profondément hostile à ces préoccupations. 

Le nombre de personnes impliquées dans l’environnement est passé de 51,9% en 2014 à 45,2% en 2015.
Le nombre de personnes impliquées dans l’environnement est passé de 51,9% en 2014 à 45,2% en 2015.© Eléonore H - Fotolia.com

Le nombre de personnes impliquées dans l’environnement et la consommation responsable est passé de 51,9% en 2014 à 45,2% en 2015, selon les conclusions de l’étude Ethicity 2015 de GreenFlex, publiées le 1er juin 2015 à l’occasion de la Semaine européenne du développement durable. Si les préoccupations sont clairement en baisse chez les Français, l’étude montre dans le détail une radicalisation et une fracture grandissante de la société : soit les Français sont de plus en plus impliqués dans leur mode de consommation, soit ils le sont de moins en moins et expriment un véritable "ras-le-bol du développement durable". Le nombre de personnes moins, voire non impliquées, est devenu majoritaire en passant à 54,8% (+6 pts), faisant ainsi apparaître d’un groupe profondément hostile aux enjeux environnementaux. Cette baisse de préoccupations se traduit au quotidien par des gestes écoresponsables en berne. "Les comportements ne sont donc pas acquis : quand il y a moins de communication, le changement de comportement se fait moins" analyse l'étude. 

Aux entreprises et aux marques d'agir

L’étude Ethicity identifie 8 groupes, dont les plus engagés sont les "Share activists" (12,4% vs 8,2% en 2014), les "Green twees" (13,1% vs 18,2% en 2014), les "Slow fast" (15,5% vs 9,2% en 2014) et les "Modern humanists" (8,1% vs 15,3% en 2014). "Tous les groupes engagés sont prêts à payer plus cher pour des produits exigeants. Ils sont à la recherche de qualité. Ces mêmes groupes augmentent sur le "consommer moins de viande" pour des questions liées à la santé et/ou à la protection des animaux", précise l'étude. Les groupes les plus impliqués sont à 80% composés de femmes.

A l'inverse, les moins engagés sont les "Jeunes classiques" (9,9% vs 9,1% en 2014), les "Ecossentiels" (8,5% vs 16,5% en 2014), les "Happy self" (12,9% vs 8,6% en 2014) et les "Rétractés" (23,7%) (précédemment dénommés les "Matérialistes", 15%, en 2014), groupe qui représente un quart de la population, composé à 64 % d’hommes et rejetant totalement le discours et des actions engagées.

Ces grandes tendances permettent à GreenFlex de délivrer un certain nombre de recommandations aux entreprises pour sensibiliser les consommateurs : communiquer, susciter l’engagement par les réseaux sociaux ou encore montrer les bénéfices que chacun peut tirer de son implication. "On veut du concret et que l’on prouve la qualité du produit ou service. A chacun d’agir, notamment aux entreprises via leurs marques. Dans un monde plus fracturé, on aspire à plus d’humain et de partage pour les plus motivés, et on attend des engagements réciproques de chacun des acteurs", conclut GreenFlex.

L’infographie complète Ethicity

Méthodologie

Etude réalisée à partir d’un échantillon de 3500 individus âgés de 15-74 ans représentatif de la population française issus de l’échantillon de l’étude TGI France (étude Kantar Média Intelligence - échantillon sélectionné et animé par TNS SOFRES - groupe Kantar) sur lequel la typologie a été répliquée.

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