Les coopératives agricoles doivent trouver leur place

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Proximité, mondialisation ? Quelle place les coopératives doivent-elles choisir ? Entre la baisse des cours des matières premières, le recul des revenus des exploitants et la concurrence internationale, les coopératives agricoles se heurtent à de nombreuses difficultés.

Les coopératives françaises doivent atteindre une taille critique pour survivre.
Les coopératives françaises doivent atteindre une taille critique pour survivre.

Selon les experts Xerfi, le chiffre d’affaires des coopératives progressera seulement de 1 % en 2014 en valeur mais reprendra avec plus de vigueur en 2015 (+3 %) et 2016 (+5 %). Elle devrait profiter de la reprise économique, de la hausse de la demande alimentaire mondiale et de la montée en puissance des classes moyenne (1/3 de la population en 2025).

Se rapprocher pour mieux peser

La filière doit donc se restructurer. Pour atteindre une taille critique, peser face aux centrales d’achat et envisager une présence hors de France, les coopératives se rapprochent ou fusionnent entre elles comme Eurial, Agrial et Coralis qui ont créé le deuxième groupe laitier coopératif après Sodiaal. Par ailleurs, on assiste à des rapprochements avec des entreprises privées, en France ou à l’étranger. Et des stratégies d’implantation directe à l’international peuvent avoir lieu à l’instar de Tereos, qui a racheté 49 % d’une amidonnerie de maïs en Chine via une joint-venture avec le  singapourien Wilmar. Engagée depuis plusieurs années, cette course à la taille critique va s’intensifier d’autant que les leaders français ne pèsent pas lourds face aux leaders coopératifs internationaux.

Faire émerger le local

Les coopératives, pour accroître leur visibilité, doivent développer des stratégies de valorisation de marques. Elles peuvent également miser sur leur ancrage local et la proximité : des valeurs fortement plébiscitées par les consommateurs. Pour recréer du lien avec le consommateur final, les « supermarchés coopératifs » sont amenés à se développer, poussés par l’intérêt de la grande distribution. Par exemple, inVivo a mis en place des espaces réservés aux références régionales au sein de ses points de vente Gamm Vert et compte lancer une enseigne proposant exclusivement des produits locaux d’ici fin 2014.

Génération de connectée

Par ailleurs, les coopératives commencent à se développer sur e-commerce, même si cette activité est encore marginale, avec des sites de vente en ligne (Cavac pour sa viande terredeviande.coop) ou des drives fermiers comme Plaine du Roussillon avec (Plaine Market). Et pour anticiper la nouvelle génération d’agriculteurs connectés, les coopératives se mettent sur les médias sociaux et créent des communautés virtuelles pour proposer des e-services à leurs adhérents.

 

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