Les courses alimentaires sont "agréables" pour 30% seulement des Français

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L’Insee a étudié les comportements liés aux courses depuis 1974. Leur fréquence s’est réduite, et elles se font désormais tout au long de la journée. Et surtout, cette tâche "obligatoire" est loin d’être agréable...

Les courses ? une obligation pour beaucoup, une corvée pour certains... L'Insee a étudié l'évolution des comportements vis à vis de cette pratique entre 1974 et 2010
Les courses ? une obligation pour beaucoup, une corvée pour certains... L'Insee a étudié l'évolution des comportements vis à vis de cette pratique entre 1974 et 2010

Malgré les efforts déployés dans les centres commerciaux et les concepts censés combler les attentes des consommateurs, les courses sont encore une tâche contraignante pour les Français. Selon la dernière étude de l’Insee, qui couvre la période 1974-2010, 20% de la population urbaine urbaine de plus de 18 ans considère les courses comme une corvée, seuls 30% trouvant au contraire qu’il s’agit "d’un moment agréable".

Plus réaliste, 50% de la population estime que cette obligation n’est pas gênante. Ces grands équilibres n’ont pas bougé depuis 1998, mais ils se sont sérieusement dégradés en comparaison des résultats de 1986. A l’époque, "seules 10% des personnes considéraient les courses comme une corvée, et 41% un moment agréable", note l’Insee, en constatant que cette dégradation du ressenti touche toutes les catégories de population.

Des courses moins fréquentes et plus étalées dans la journée

Au-delà de cette observation générale, la pratique des courses a bien évidemment évolué depuis 35 ans, en même temps que les rythmes de vie. Si la durée moyenne des courses hors trajets n’a que très peu changé (elle est passée de 24 minutes par jour en 1974 à 23 minutes en 2010) pour l’ensemble de la population, il en est tout autrement dès lors que l’on considère une personne effectuant ses courses un jour moyen.

La durée passe ainsi de 49 minutes à 1h12, et la voiture prend de plus en plus d’importance, pour atteindre les zones commerciales qui en trente ans se sont déplacées en dehors des villes (les dernières données de l’étude s’arrêtant en 2010, certaines conclusions sont à prendre avec des pincettes, compte tenu du regain des circuits de proximité et de la montée en puissance d’internet et du drive depuis). Les courses sont ainsi moins fréquentes, et plus étalées au cours de la journée, y compris le week end. La part de consommateurs effectuant ses courses entre 13 et 14h a triplé en 35 ans, et "la fermeture plus tardive des magasins permet également à la population urbaine de faire ses courses après 20h". Cette plage horaire reste néanmoins peu utilisée.

 

Le week end au cœur de tous les changements

La pratique des courses s’est surtout modifiée pendant les week-ends, notamment le samedi. La ou la fréquentation se concentrait sur la matinée en 1974, elle est aujourd’hui répartie de manière beaucoup plus uniforme entre le matin et l’après midi, avec "une fréquentation relativement stable entre 15 et 18 heures (7 % des consommateurs en moyenne)". Les horaires d’ouverture plus amples adoptés depuis par les magasins "ont sans doute favorisé ces changements de comportement", indique l’Insee, qui observe également une érosion des courses le dimanche sur plusieurs décennies. De quoi alimenter le très actuel débat sur le travail dominical.

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