Les déos compressés peuvent-ils devenir le nouveau standard?

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En 2014, Unilever a dépassé L’Oréal sur ce marché des déodorants grâce à ses produits compressés.

Le géant anglonéerlandais veut que cette technologie, plus respectueuse de l’environnement, soit adoptée par tous. Pour cela, le groupe martèle qu’il n’a pas breveté son innovation. Rendons toutefois à César ce qui appartient à César : cette technologie baptisée Truspray a été lancée par les allemands Steag Microparts et Lindal, spécialistes des aérosols, au début des années 2000. Nul doute qu’aujourd’hui Unilever a contribué fortement à améliorer Truspray, mais il n’a pas été le premier à l’utiliser. Sanex l’avait employée en 2005. À l’époque, le produit n’avait pas convaincu les consommateurs. Le petit poucet français n’avait cependant pas les moyens du géant de l’hygiène-beauté. Au niveau mondial, le marché des déodorants est constitué à 80% de références en aérosols, et 50% de ceux-ci sont des produits Unilever. Rien qu’avec ses produits, le groupe peut donc sérieusement faire bouger les lignes. D’autant qu’il débloque des gros moyens en communication pour faire comprendre aux consommateurs les avantages de ses compressés. Parmi ses concurrents, Unilever a déjà convaincu E.Leclerc. Ce dernier propose désormais des déodorants compressés sous sa marque propre Manava. En Allemagne, deux distributeurs ont aussi suivi le mouvement : Budnicare et Müller. Mais pour réellement faire basculer l’ensemble du marché, il faudrait persuader les autres grands acteurs mondiaux. Et là, rien n’est encore fait.

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Article extrait
du magazine N° 2351

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