Les disquaires demandent des mesures d'urgence à Aurélie Filippetti

Des mesures d’urgence. Voilà ce que réclament les disquaires indépendants et les enseignes culturelles, dans une lettre ouverte adressée, ce jeudi 20 juin 2013, à la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.

Disque 33 tours
Disque 33 tours© PHOTOS DR

Le Calif (disquaires indépendants) et la SDLC (enseignes culturelles, dont Cultura, Chapitre, Furet du Nord) demandent la mise en place d'un crédit d'impôt et de mécanismes d'aides pour soutenir la diversité des stocks dans les magasins et leur maintien à moyen terme.

Ils demandent également à la ministre d'aider les performances d'artistes réalisées chez les disquaires en permettant aux disquaires d'être éligibles à une partie des aides issues de la copie privée, qui aujourd'hui ne sont disponibles qu'aux seuls producteurs.

Redonner une cohérence au prix du disque

Ils souhaitent aussi un encadrement des usages commerciaux en vigueur pour redonner une cohérence au prix du disque qui, à force de soldes à répétition, est devenu incompréhensible pour le public.

Les signataires dénoncent "'immobilisme" et le "manque d'unité" de la filière musicale et déplorent la "disproportion gigantesque" entre les aides à la production phonographique celles à la diffusion physique du disque.

La vente physique a toujours un avenir

Ils estiment que, malgré la crise du disque, "la vente physique de musique enregistrée continue d'avoir un avenir", et jugent que le réseau national des disquaires est "indispensable pour l'accès du public à la diversité musicale", pour "la survie économique de la filière musicale" et "l'animation commerciale des territoires."

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