Les disquaires indépendants ne sont pas morts, loin de là

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Alors que le dépôt de bilan de Virgin Megastore a mis en lumière les difficultés du secteur, les magasins de disques indépendants font de la résistance en France grâce au retour du vinyle et célèbrent samedi la troisième édition du "Disquaire Day".

Disquaire Ground Zero

"Contrairement à ce qui se passe sur les enseignes de la grande distribution spécialisée dans les biens culturels, les disquaires indépendants se portent plutôt bien," se félicite David Godevais, le directeur du Calif, une association crée en 2002 pour maintenir et développer ce type de commerce.

"Cette année, on n'a pas constaté de fermeture de disquaires et une dizaine se sont créés en France. Dernièrement, on assiste à une accélération, il y a presque un disquaire qui se crée tous les trois mois à Paris", dit-il.

"La marge d'un disquaire est tellement faible que ça ne les rend pas riches. En général, ils arrivent à se payer un Smic voire un peu plus. Mais ils ne sont pas dans la difficulté dans laquelle ils pouvaient être il y a quelques années", ajoute-t-il.

Sauvés par le vinyle

Car les disquaires reviennent de loin. Au début des années 80, il y avait près de 2.800 disquaires indépendants en France. Mais en trente ans, la croissance des grandes surfaces, culturelles ou non, puis l'explosion du web et la dématérialisation de la musique ont quasiment fait disparaître le métier.

Aujourd'hui le Calif, recense 200 enseignes participant au Disquaire Day et estime que 100 à 150 existent par ailleurs. Le regain d'amour des passionnés de musique pour le vinyle a contribué à l'embellie. "Pour l'essentiel, les disquaires indépendants sont les seuls à en vendre. Il y a trois ans, le vinyle représentait 30% du chiffres d'affaires des disquaires, aujourd'hui on est entre 70 et 80%", note-t-il.

Sous l'impulsion du Calif, des politiques de soutien ont également commencé à se mettre en place pour faciliter l'implantation des petites enseignes en centre-ville, notamment à travers des aides au loyer.

Réagir

Pseudo obligatoire

Email obligatoire

Email incorrect

Commentaire obligatoire

Captcha obligatoire

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA