Les e-commerçants se lâchent au salon One to One de Monaco

|

Rendez-vous incontournable des acteurs du e-commerce, le salon One to One organisé du 18 au 20 mars 2015 est un lieu où l'on parle, beaucoup, et sans langue de bois. Florilège.

Le salon One to One E-commerce a été introduit par Marc Lolivier, délégué général de la Fevad
Le salon One to One E-commerce a été introduit par Marc Lolivier, délégué général de la Fevad

A propos du e-commerce et des enseignes alimentaires

"Les Américains sortent de cinq ans de croissance dingue pour les pure-players du e-commerce et la tendance s’inverse au profit des retailers. La même chose commence à arriver en France. Mais il ne faut pas se leurrer, le distributeur alimentaire moyen est déjà content lorsqu’il réalise quelques points de chiffre d’affaires dans le e-commerce. Mais ça progresse et c’est là que nous réalisons l’essentiel de notre croissance."
David Schwarz, directeur e-commerce de Carrefour

A propos des investisseurs dans le e-commerce

"Le e-commerce fait désormais peur aux investisseurs en France qui ne soutiennent que ceux qui ont atteint une taille critique en se développant à l’international comme Menlook et Sarenza. Et les enseignes françaises qui montent en puissance dans le e-commerce depuis quelques temps ne rachètent pas les pure-players hexagonaux, ce qui a été le modèle de l’investissement aux Etats-Unis."
Marie-Christine Levet, administratrice de BPI Financement et pionnière de l’internet français (Lycos, Club-Internet…)

A propos du marketing en ligne et des données personnelles

"Les publicités ciblées et répétées en ligne ont un impact négatif sur les consommateurs, ça leur met une pression et ça nuit à la marque. Et le pire ce sont les pubs pour des produits qu’on a déjà acheté. Les études montrent que le consommateur est quatre fois moins disposé à acheter un produit de la même marque. Car le consommateur imagine tout de suite « big brother » et les données qu’on collecte sur lui à son insu. On est au début du data marketing qui va de plus en plus s’affiner avec le temps. A l'avenir il faudra moins de messages pour ne pas le sur-solliciter."
François Laxalt, Neolane-Adobe

A propos du poids des « gros » sites de e-commerce

"C’est vrai qu’on parle beaucoup des pure-players Amazon et autres mais il faut relativiser leur poids. Le plus gros site de e-commerce en France réalise l’équivalent de six hypermarchés Carrefour seulement. Ce sont les retailers qui à la fin gagneront la bataille car ils ont la marque, la puissance et le sourcing."
Thierry Petit, fondateur de Showroomprivé

A propos des marketplaces

"C’est vrai qu’on avait posé beaucoup de barbelés au début autours de la marketplace car on ne voulait pas vendre de tout. Mais on s’est aperçu que ça ne marchait pas, les vendeurs ne voulaient pas travailler avec nous car on ne leur prenait pas toute leur offre."
Olivier Godart, le directeur e-commerce de Darty

A propos du m-commerce

"Aujourd’hui c’est tout pour le mobile. C’est vrai qu’on fait 0% de croissance sur le site classique et 100% sur le mobile. Mais le problème c’est que le taux de transformation est beaucoup plus faible sur le mobile…"
Olivier Mathiot, co-fondateur de PriceMinister

Et à la question posée lors de la conférence plénière de clôture: comment voyez-vous l’avenir du e-commerce ?

- Flore Fauconnier, journaliste au Journal du Net, estime qu’il faut certainement chercher du côté de l’usage qui remplace progressivement la propriété et du business model de la location et de l’abonnement (type Netflix)

- Marie-Christine Levet, administratrice de BPI Financement, pense que la data va ouvrir la voie à plein de nouveaux métiers. « 60% des jeunes exerceront un métier qui n’a pas encore été inventé. »

- Pour Thierry Petit, fondateur de Showroomprivé, l’avenir passera certainement par encore plus de mobilité et l’émergence de l’impression 3D

David Schwarz, de Carrefour, la joue plus terre-à-terre : "Après autant d’intelligence, je vais faire le gros bourrin de distributeur mais je crois qu’on est encore au tout début du mobile. Tout le monde est loin d’avoir un smartphone avec les forfaits illimités. Son usage n’est encore démocratisé. Il ne sera central dans le commerce que dans 3 à 5 ans. A plus long terme, à 10 ans, je crois beaucoup à des produits fabriqués sur place, des sortes d’usines magasins."

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.
X

Recevez chaque matin tous les faits marquants sur les stratégies digitales, omnicanales et e-commerce des distributeurs et sur les solutions technologiques conçues pour les accompagner.

Ne plus voir ce message