Marchés

Les enquêteurs toujours chez Spanghero et les salariés reçus par les ministres lundi

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La pression sociale monte dans l’affaire Spanghero et le gouvernement annonce qu’il recevra les salariés qui craignent une période de chômage technique depuis jeudi dernier. Les enquêteurs, toujours au sein de l’entreprise ce week-end, ont désormais la tâche de lever la suspicion sur les autres produits, afin de lever la suspension de l’agrément sanitaire pour les plats sans bœuf.

Stéphane Le Foll, Benoit Hamon, Guillaume Garot

Benoît Hamon (ministre délégué à la Consommation), Stéphane Le Foll (ministre de l’Agriculture) et Guillaume Garot (ministre délégué à l’Agroalimentaire) confirment donc qu’ils entendent les différents appels dans ce qui est devenu l’affaire Spanghero. Ils recevront en effet les salariés demain, lundi 18 février, à 18h30 au ministère de l’Agriculture, "pour faire le point sur la situation et préparer avec eux les conditions de redémarrage de l'entreprise", comme l’indique le ministère via un communiqué. Avant de poursuivre son travail de communication politique en distinguant ceux qui seraient les fautifs des salariés : "Nous distinguons la responsabilité de l'action qui semble relever des dirigeants de Spanghero, du travail de ses salariés"

Les syndicats veulent reprendre l'activité

Les syndicats y voient une première victoire comme l’indique Claude Hill délégué CFDT : "Cela prouve que notre mobilisation pour les 300 emplois de Spanghero a payé. Il ne faut pas rajouter la crise à la crise dans une zone comme le Lauragais qui a déjà des gros problèmes d'emploi".

"Ouverts" aux contrôles

Les employés, par la voix syndicale, indiquent également qu’ils ne comptent pas s’immiscer dans l’enquête juridique qui va avoir cours au sein de l’entreprise. "Nous dirons aux ministres qu'il faut rétablir sans attendre l'agrément sanitaire pour nos plats cuisinés et la saucisserie, qui ne contiennent pas du tout de bœuf, quitte à ce qu'il y ait des contrôles quotidiens des fraudes et des services vétérinaires, car nous n'avons rien à cacher", explique le délégué CFDT.

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