Les européens achètent plus souvent leurs vêtements en ligne qu’en magasins

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Les vêtements forment la quatrième catégorie de produits dont les achats en ligne sont désormais plus fréquents que les achats en magasins à l’échelle européenne, selon une étude réalisée par Forrester Research pour MasterCard.

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Avec 3,293 milliards d’euros dépensés pour les achats vestimentaires en 2012, la France confirme la tendance et arrive en 3e position des pays européens les plus dépensiers via ce canal, après l’Allemagne (6,88 milliards) et le Royaume-Uni (6,733 milliards). Trois pays qui cumulent 70% des ventes totales de ce secteur en Europe et sur internet. Pour Milan Gauder, directeur des moyens de paiement émergeants chez MasterCard Europe, cette tendance s’explique par la vitalité des enseignes: "Les acteurs de la grande distribution vestimentaire sont en train de créer de nouveaux modèles économiques et trouvent de nouvelles manières d’attirer des clients, comme par exemple une politique de retours gratuits, une livraison gratuite et rapide dans un lieu choisi, en s’appuyant sur les marchands locaux comme point de retrait." D’autres raisons sont avancées, comme l’accélération de la bande-passante permettant à des images de plus grande qualité de présenter les produits de manière plus attractive, où l'arrivée sur de nouveaux marchés de pure-players au modèle novateur comme Asos.

Alimentaire, prochain secteur ?

Les vêtements sont le quatrième secteur à opérer cette bascule, après l’achat de livres, de tickets de spectacles et de musique. L’autre secteur qui pourrait rejoindre ce quatuor serait l’alimentaire si l’on en croit l’étude de Forrester Research: "9% des répondants européens ont indiqué avoir déjà effectué des courses alimentaires sur internet. Même si ces dernières sont toujours principalement effectuées en magasin, on assiste à une évolution vers davantage de e-commerce." Une observation particulièrement vraie au Royaume-Uni qui arrive en tête de ce classement avec 5,256 milliards d’euros dépensés en produits alimentaires et en boissons sur internet en 2012. Avec 2,168 milliards d’euros, la France arrive ensuite, loin devant l’Allemagne et ses 500 millions d’euros, les Pays-Bas (447 millions) et la Belgique (412 millions). Un trio qui devrait également éclairer sur les prochains grands centres urbains qui seront concernés par l'arrivée du service de livraison de produits frais d'Amazon, Amazon Fresh.

Le Royaume-Uni est le premier pays européen consommateur de produits alimentaires en ligne (ici, un camion de livraison de produits frais en moins d'une heure de l'enseigne Sainsbury's):

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