Les Français gagnent 20 000 euros par an en moyenne, les écarts se réduisent

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Selon l'Insee, le niveau de vie médian de la population française s'élève à 20 000 euros annuels, et à 42 000 euros pour un couple avec deux enfants. Il est globablement stable, mais en hausse pour les bas revenus et en baisse pour les revenus les plus élevés. Ces derniers s'élèvent à 37 000 euros...

Les Français ont 20 000 € en moyenne à dépenser...mais dépenses contraintes comprises (loyers, impôts...)
Les Français ont 20 000 € en moyenne à dépenser...mais dépenses contraintes comprises (loyers, impôts...)© fotolia

Les écarts de salaires et revenus se réduisent en France selon l'Insee, les 10 % gagnant le plus... gagnant justement de moins en moins et les 10 % qui gagnent le moins voyant leur revenus augmenter un peu. Les chiffres qui viennent d'être publiés couvrent l'année 2013. Le niveau de vie médian est quasiment stable (– 0,1 % en euros constants), à 20 000 euros par an, sot 1667 euros par mois, s’inscrivant dans une tendance légèrement à la baisse depuis la crise économique de 2008. Entre 2008 et 2013, il diminue de 0,2 % en moyenne par an, après avoir progressé à un rythme annuel moyen de 1,7 % entre 2004 et 2008.

Mais les pouvoirs publics risquent surtout de mettre l'accent sur la hausse des bas revenus et le recul de la pauvreté. Les 10 % qui gagnent le moins (10 700 euros en moyenne) avaient vu leurs revenus chuter sensiblement entre 2008 et 2012. En 2013, leurs revenus reviennent à la hausse, sans toutefois retrouver le niveau d'avant 2008. Surtout, le "taux de pauvreté", qui concerne les populations percevant moins de 1 000 euros par mois, soit environ 8 millions d'individus, s'établit à 14 % en 2013, contre 14,3 % en 2012. Il était toutefois à 13 % en 2008 mais à plus de 14 % en 2010,  du fait de l'effet de la crise. 

La classe moyenne touchée

A l'autre bout de l'échelle, les revenus les plus élevés sont franchement à la baisse depuis 2011. La baisse est la plus forte pour le neuvième décile (– 1,8 % en 2013), qui en recul pour la deuxième année consécutive. Il s'agit de revenus atteignant en moyenne 37 000 euros, situés donc dans la classe moyenne-haute. Et la baisse est encore plus marquée pour les 5 % de la population dont les revenus sont les plus élevés. Du coup, l'Insee en déduit que les "inégalités diminuent", même s'il s'agit d'un nivellement en grande partie vers le bas. 

Car deux phénomènes expliquent le recul des plus hauts revenus, explique l'Insee. "En premier lieu, en 2013, la part des revenus du patrimoine (revenus financiers, loyers perçus par des propriétaires louant leur logement) dans le revenu disponible des ménages a nettement diminué, passant de 11,9 % à 10,9 %. Cette baisse concerne essentiellement les dividendes et les intérêts perçus et explique le recul très marqué des niveaux de vie en haut de la distribution". En moyenne, les revenus du patrimoine (loyers, dividendes) représentent 25 % des revenus des personnes concernées. 

.La pression fiscale s'accentue

L'autre phénomène, c'est la pression fiscale - qui s'est surtout focalisée sur les familles à haut revenu. "Les ménages les plus aisés ont été les plus concernés par la hausse des impôts : en 2013, les impôts directs représentent 27,9 % du revenu disponible des ménages situés au-dessus du neuvième décile, soit 1,9 point de plus qu’en 2012. Par comparaison, la progression est de 0,8 point pour les 90 % de ménages restants". Les choses risquent de ne pas s'arranger pour les classes moyennes : les salaires ont tendance à baisser lors des nouvelles embauches à poste égal, les impôts locaux flambent même si le gouvernement déclare lui jouer désormais la stabilité fiscale, les maires justifient la hausse du prix de la cantine scolaire par la baisse des dotations de l'Etat et les taxes continuent de grimper comme celle sur le gazole, au 1er janvier prochain, pour cause de transition énergétique...

Comment évoluent les revenus des Français, des plus pauvres aux plus riches ?

 

 

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