Les Français identifient mal les produits bio

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· Plus de la moitié des Français ont goûté au moins une fois à un produit biologique, selon le cabinet d'études TMO · Mais entre le bio, la diététique et le terroir, l'amalgame est fréquent

L'alimentation biologique reste une notion floue dans l'esprit des Français qui découvrent, dans leur grande majorité, cette catégorie de produits. Telles sont les conclusions d'une étude réalisée par TMO à l'automne dernier sur les comportements du consommateur à l'égard du bio. Une enquête réalisée en face à face sur un échantillon représentatif de 1 043 personnes.

Certes, plus de la moitié de l'échantillon déclare avoir consommé au moins une fois un produit biologique. Mais si tel était le cas, ce marché naissant dépasserait largement les estimations actuelles. Soit 3,9 milliards de francs de chiffre d'affaires, tous circuits de distribution confondus (dont le quart en GMS). En fait, il ressort des entretiens réalisés par TMO que le yaourt Bio de Danone est souvent assimilé par erreur à un produit d'origine biologique. Bien que le contraire soit mentionné - peut-être pas assez clairement - sur l'emballage.

Hors yaourts, il reste encore 41% de consommateurs occasionnels et 23% de réguliers. Bien au-delà des estimations de vente. Explication de TMO : il existe aussi un amalgame entre « diététique » et « biologique », car une proportion élevée d'adeptes du bio achète les deux catégories de produits.

Conséquence de cette confusion générale, le surcoût d'un aliment biologique ne doit pas dépasser 10%, selon les interviewés. Pourquoi, en effet, payer beaucoup plus cher un produit dont on perçoit mal les avantages comparés à d'autres, plus conventionnels. L'ennui, c'est que dans les linéaires, l'alimentation biologique affiche des prix supérieurs d'au moins 30%.

Une nécessaire information

Inquiétant pour des denrées « dont la qualité gustative reste contestée », selon TMO. Souvent, les personnes interrogées ne perçoivent aucune différence de goût avec les produits conventionnels. » Or, le biologique n'a pas d'objectif gustatif. Au mieux, les sondés lui accordent des vertus saines et naturelles. « Les fabricants ont beaucoup communiqué sur le terroir, la naturalité, les produits fermiers, le label Rouge. Difficile pour le bio de trouver sa place dans ce contexte-là », explique Frédérique Nicolas-Gouars. D'autant que le signe de reconnaissance, le logo AB (comme Agriculture biologique) a peu d'impact. Un quart de l'échantillon le reconnaît mais sans forcément savoir à quoi il correspond exactement. Peu savent qu'il s'agit en fait de l'aboutissement d'un contrôle officiel !

Conclusion de l'enquêteur : « Pour rendre crédible les aliments biologiques, les distributeurs doivent faire un gros travail d'information. » Y compris les hyper et supermarchés, qui peuvent légitimement vendre ces produits, d'après 63% des sondés.
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Article extrait
du magazine N° 1580

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