Marchés

Les Français plus « heureux » quand les marques s’engagent

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Le bien-être, tout le monde en parle, tout le monde le recherche. Certains le trouvent. Pour quelques heures, pour quelques jours ou pour toujours. Pour cela, à chacun sa méthode. Sachant que, pour 70% des Français, cet état dépend surtout de soi-même. Et les marques dans tout ça Sont-elles attendues sur ce sujet Visiblement oui. Si les Français les placent loin derrière la sphère publique (hôpital, école…), ils sont 50% – et, mieux, 64% des 18-24 ans – à leur reconnaître un rôle important, relève cette deuxième édition du bien-être durable Ipsos et LinkUp. De quelle manière peuvent-elles y contribuer et y répondent-elles En proposant des produits de qualité qui facilitent la vie à des prix justes.

De bien mauvaises notes pour toutes

« Au-delà de ce contrat de base, qui est plutôt bien rempli, il y a de nouveaux leviers : la confiance, le respect, la sympathie, la sincérité, l’engagement, l’attention. Comme si la marque devenait une entité humaine à part entière dont on attend beaucoup », souligne Sandrine Raffin, présidente fondatrice de LinkUp. ­Comprendre : un meilleur respect des salariés et des fournisseurs de matières premières, un contrôle plus strict de l’amont (filière) comme de l’aval (risques sur la santé), ou encore une réduction de l’impact environ­nemental et la vie future des hommes. Autant de domaines où les marques alimentaires, les MDD ou de cosmétiques font jeu égal, avec, pour tous, des notes bien insuffisantes… Pourtant, c’est bien là que se joue et se jouera demain l’amour ou le désamour des consommateurs, qui se disent prêts, à défaut, à boycotter les marques, qui viendraient en quelque sorte troubler leur bien-être si précieux. 

L’alimentaire, source de bien-être

« Concernant les marques de produits et de services, selon vous, le fait de consommer les produits-services des secteurs suivants contribue-t-il à votre bien-être ? » Réponses « oui » en % (« tout à fait » et « plutôt »)

Au pays de la gastronomie, quoi de plus normal que de retrouver l’alimentation comme première source de bien-être pour 59% des Français. Suit logiquement, là encore, les loisirs, un item qui bondit de 12 points en un an. Parce que le bien-être, c’est aussi prendre soin de soi, les cosmétiques et les produits de beauté, avec 52% des suffrages, se placent en troisième position ex aequo avec les produits technologiques, qui, eux, sont en retrait. Les premiers signes d’un ras-le-bol technologique Pas sûr.

Les attentes des consommateurs partiellement satisfaites

Pour les Français, oui, les marques peuvent participer à leur bien-être à condition de remplir le contrat de base, à savoir leur proposer des produits qui leur facilitent la vie, de qualité et à des prix justes. Rien de moins. Sur les deux premiers items, ce sont les marques alimentaires qui répondent le mieux à ces attentes, tandis que sur les prix, les marques de distributeurs se distinguent très nettement. Les marques de cosmétiques, en revanche, sont plus en phase avec les consommateurs quand il s’agit de les écouter, de les informer sur les produits, sur leur usage et leurs risques sur la santé. À noter pour les trois acteurs, la montée des préoccupations autour des filières, de l’environnement et, plus globalement, de la dimension sociétale, qui jouent de plus en plus un rôle dans l’adhésion à une marque.

Les raisons du désamour

Si la fiabilité, la confiance, le respect, l’accessibilité et la dimension humaine sont les leviers déterminants dans le capital sympathie des marques, gare aux fausses promesses. Ainsi, si la qualité, la santé ou les prix ne sont pas à la hauteur des attentes, plus de 60% des Français se disent prêts à boycotter la marque.

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