Les Galeries Lafayette font peau neuve à Toulouse

La chaîne de grands magasins vient d'inaugurer son magasin de Toulouse après trois ans de rénovation. Pas de révolutions, mais une foule d'ajustements qui illustre la direction que prend l'enseigne aujourd'hui, celle du luxe... abordable.

Quand l'on n'a qu'une soixantaine de magasins et que l'on passe trois ans à en rénover un, chaque inauguration est un événement. Pour celle des nouvelles Galeries Lafayette à Toulouse le 15 septembre, Paul Delaoutre, directeur général de l'enseigne, a fait le déplacement. Le seuil à peine franchi, Marc Reynaud, directeur du lieu, donne les grands axes de la rénovation : « Les sections vestimentaires hommes et femmes ont été agrandies, la lingerie et la parfumerie retravaillées. Certains espaces, telles la papeterie et la librairie, ont été réduits, tandis que les jouets et les disques ont été supprimés. »

Cette évolution du concept Galeries s'est aussi accompagnée d'un renouvellement des marques mises en avant. Si Weill, à l'image jugée trop vieillotte, a disparu, des marques comme Zadig et Voltaire, The Kooples et Agnès B. font une entrée en force. Mais il faut également compter quelques noms du luxe, comme Mauboussin qui se sont fait une place de choix.

 

Les marques propres en force

« Il y a trois ans, les Toulousains appelaient encore ce lieu les Nouvelles Galeries, explique Paul Delaoutre. Il a fallu procéder à un gros travail de montée en gamme. Les Nouvelles Galeries étaient le magasin du quotidien, les Galeries Lafayette sont des magasins de mode. » Ce parti pris s'exprime notamment à travers des espaces d'expression de la mode : des podiums et des mannequins juste pour mettre en valeur les vêtements.

En revanche, le travail de fond réalisé sur les rayons échappera à la plupart des clients. Le magasin est émaillé de mobiliers conçus par l'enseigne pour densifier le chiffre d'affaires au mètre carré. À contre-courant de la tendance qui voit se multiplier les corners de marques (comme chez Carrefour Planet), les Galeries Lafayette ont multiplié les espaces multimarques, plus productifs, comme sur l'horlogerie ou la maroquinerie au rez-de-chaussée. Désormais, Burberry, Sonia Rykiel ou Furla sont au même endroit.

À l'étage, pas question de faire subir le même traitement aux marques de mode, leur identité est trop forte. En revanche, les équipes de Paul Delaoutre ont obtenu qu'elles réduisent leur surface de vente. Le résultat donne des corners plus proches des allées de circulation, sans doute plus faciles d'accès pour les clients, sans pour autant donner une impression d'entassement.

Toujours pour développer ses marges, les Galeries Lafayette ont mis l'accent sur leurs marques propres à Toulouse. Lafayette Collection est installée en face des vêtements basiques, V.O. à côté des IKKS. Enfin, Avant-Première est mis en avant à l'étage de Sandro et Agnès B.

 

Un esprit Sephora dans la beauté

Quant à l'espace beauté, au rez-de-chaussée, il a subi une transformation frappante. « Il est en pleine réinvention, reconnaît Paul Delaoutre. Il y a deux ans, nous n'avions encore que des stands de marques, aujourd'hui nous nous le rapproprions. » Désormais, outre les corners Chanel ou Dior, un espace entier est consacré aux marques de l'enseigne. Sur la logique et l'aspect général, l'inspiration de Sephora ressort clairement.

Quant au dernier étage, réservé jusqu'alors à la cantine du personnel, il accueille désormais l'espace alimentaire. « J'ai essayé de marier le sushi et le cassoulet », plaisante Philippe Thomas, directeur alimentaire des Galeries. Restaurant japonais, produits de luxe internationaux et du terroir toulousain... Le tout s'ouvre sur la terrasse, avec vue imprenable sur les toits de la Ville rose.

Les plus

- Une offre de marque rajeunie autour de Maje, Zadig et Voltaire et The Kooples

- Une densification de l'offre par rapport à l'implantation précédente

- Une zone alimentaire très esthétique au dernier étage, avec une belle vue sur les toits de la ville


Les moins

- La réduction des espaces librairie et papeterie

- La disparition des disques et des jouets

- Toujours pas de zone chaussures pour les femmes

Les chiffres

8 800 m2

La surface de vente

35 000

visiteurs par jour en moyenne

100 €

Le panier moyen

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 2151

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous