Les grossistes satisfaits de la rencontre à l'Elysée

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Les grossistes sont sortis du palais de l'Elysée, hier, relativement satisfaits, avec "l'espoir d'avoir été entendus", selon le président de la CGI, Bernard Manhes, qui affirme toutefois avoir eu du mal à prendre la parole, "monopolisée par la distribution et la FNSEA, lors de la rencontre avec Nicolas Sarkozy. "L'accord de marges modérée sur les fruits et légumes ne concerne que la grande distribution. Mais nous avons entendu le message clair du président quant à sa volonté de pérenniser l'agriculture et l'agroalimentaire". Parmi ses souhaits, le fait que la contractualisation ne soit pas le fait de l'administration, "mais des interprofessions, qui pourraient même décider des sanctions", plutôt que d'infliger des amendes tel que le prévoit la loi. "75000 euros d'amende en cas d'absence de contrat, c'est ubuesque, certains grossistes ont plusieurs centaines de fournisseurs, s'il faut payer 500 fois 75 000 euros, c'est impossible !". Le président de la CGI s'est aussi opposé à la suppression totale des "3 R" - remises, ristournes et rabais - car ces éléments sont utiles, et utilisés d'ailleurs par les acheteurs des collectivités territoriales et de l'Etat, et qu'il ne pouvait donc y avoir deux poids et deux mesures, en la matière, vis à vis des entreprises privées.  

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