Les hologrammes vont-ils envahir les magasins ?

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Chez Duane Reade, à New York, un hologramme accueille les clients devant l’espace beauté (à droite). Au Canada, les grands magasins Holt Renfrew ont fait un test de produits sur mannequins en 3D (ci-dessous).
Chez Duane Reade, à New York, un hologramme accueille les clients devant l’espace beauté (à droite). Au Canada, les grands magasins Holt Renfrew ont fait un test de produits sur mannequins en 3D (ci-dessous).

L’aventure des hologrammes dans la grande distribution a véritablement débuté à l’été 2011, à New York. Duane Reade, sorte de Monoprix local, dévoile alors son nouveau magasin de Wall Street. L’une des principales attractions se trouve à l’entrée du très chic espace beauté, où un hologramme représentant une conseillère de vente est projeté. La figure en 2D, aux dimensions réelles, souhaite la bienvenue aux clients et débite d’autres messages pratiques assez généraux.

Effet « waouh » et buzz garantis, comme s’en réjouissait alors Paul Tiberio, directeur général marketing de l’enseigne : « Son côté virtuel attire l’attention des clients dès qu’ils entrent dans le magasin, éveillant leurs sens visuel et auditif. » Le concepteur de la technologie, Tensator, est un spécialiste de la gestion de l’attente aux caisses.

Faut-il y voir un lien de cause à effet ? Cet hologramme, que l’on a vu depuis se diffuser dans des aéroports ou d’autres magasins, en Angleterre, comme chez Clarins ou Asda, reste finalement sur un positionnement assez statique, qu’on peut rapprocher de la PLV dynamique et digitale. Il amplifie un message de l’enseigne (souhaiter la bienvenue au client, expliciter un dispositif promotionnel, rendre spectaculaire le lancement d’un nouveau produit, etc.), mais il n’interagit pas avec le client. Et ne se déclenche pas lors de l’arrivée de celui-ci, se contentant de répéter en boucle le message. Un peu court, peut-être, à l’heure de la mobilité et de la géolocalisation in store.

L’hologramme pourrait quand même trouver un nouveau souffle, sur un positionnement un peu différent, et une montée en gamme technologique, avec la 3D. Des start-up comme Activ8-3D ou Empreinte, qui a travaillé avec L’Atelier de la Lingerie à Paris, proposent aussi de projeter en magasin des hologrammes de produits, afin de faire découvrir un nouveau produit et/ou une partie de l’assortiment. 

 

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Article extrait
du magazine N° 2320

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