Marchés

Les hommes en mutation face aux achats mode

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La mode masculine se vend différemment de celle destinée aux femmes. Illustration avec une étude du site ChicTypes.

La mode, la mode, la mode, qu’une histoire de fille, vraiment Pour 78% des hommes CSP+ interrogés par CCM Benchmark pour l’enseigne ChicTypes (LSA n° 2322), se sentir bien habillé dans la vie de tous les jours est plutôt, voire très important. En revanche, la moitié seulement aiment faire du shopping. Un fort potentiel donc pour de nouveaux modèles. Car lorsque l’on descend dans les résultats de ce sondage que LSA vous livre en exclusivité, on comprend mieux l’inadéquation entre une demande bien réelle et une offre trop engoncée dans ses carcans du magasin physique et de la boutique en ligne. « La vente en ligne n’est clairement pas la réponse absolue, analyse Antoine Régis, cofondateur de ChicTypes. Le besoin de toucher, d’essayer est toujours trop fort. Et personne n’a réussi à craquer ce modèle. » Et le budget est là : 42% dépensent de 300 à 600 € par an, tandis que 26% vont au-delà de cette fourchette. De quoi convaincre les derniers sceptiques… la mode est aussi une histoire d’homme !  Guillaume Bregeras

Méthodologie : étude ChicTypes réalisée en ligne au cours du mois de mai 2014 auprès de 800 hommes de CSP+ et membre de CCM Benchmark Panel. 

Ils préparent leurs achats

Que ce soit pour la plupart ou certains de leurs achats, les hommes les préparent. Au total, ce sont 77% d’entre eux qui ont désormais l’habitude de se rendre sur internet ou en magasins pour se renseigner en amont.

Le canal digital est privilégié

Les hommes s’en remettent davantage aux sites internet des enseignes plutôt qu’aux magasins pour préparer leurs achats. Un constat dont les proportions se réduisent avec l’élévation du budget consacré à la mode.

C’est le bazar

« Qu’est-ce que vous n’aimez pas dans l’expérience d’achat en magasins » (réponse en%)

Les hommes sont casaniers et renfrognés en termes de mode. La moitié d’entre eux pensent qu’il y a trop de monde et qu’ils n’y trouvent pas ce qu’ils cherchent. Les vendeurs sont, en revanche, plébiscités et ils sont moins dérangés par les horaires.

Pas d’achat sans essayage

Encore trop d’hommes sont déçus par le produit une fois reçu. Un vieux frein au développement de l’e-commerce qui a la dent dure, et encore plus en matière de mode, surtout chez les 55 ans et plus.

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