Les hypermarchés peuvent toujours vendre des livres, des jouets ou du textile [Billet]

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Les hypermarchés peuvent toujours vendre des livres, des jouets ou du textile [Billet]
Préparer l’avenir de ce commerce qui sera hybride et digital.

Ce matin, mercredi 4 novembre 2020, les hypermarchés ne peuvent plus vendre des jouets, des meubles, des bijoux, des produits culturels, de l’habillement, des fleurs et du gros électroménager. Dans les grandes surfaces (commerces de plus de 400m²), seuls les rayons de produits de première nécessité ou dont la vente est autorisée par ailleurs, sont accessibles. Telle est la loi! Oui, mais nous sommes en France où rien n’est simple où l’interprétation de la loi est un sport nationale et où des lois trop complexes, nombreuses et improvisées sont autant d’habitudes. Car dans le décret no 2020-1310 du 29 octobre, il faut aussi lire l’article 37. – I. On y découvre que «Les magasins de vente, relevant de la catégorie M, mentionnée par le règlement pris en application de l’article R. 123-12 du code de la construction et de l’habitation, ne peuvent accueillir du public que pour leurs activités de livraison et de retrait de commandes ou les activités suivantes». Dit plus clairement, les distributeurs peuvent commencer par élargir leur offre non-alimentaire dans leurs drives et donc y vendre du jouet et des livres. Et ils peuvent aussi se lancer fortement dans le click and collect, un principe de «retrait de commandes» qui est donc autorisé.

Et que s’est-il passé au printemps dernier lors de la première vague de Covid-19? De très nombreuses enseignes non-alimentaires qui étaient dans l’obligation de baisser leur rideau se sont précipitées pour ouvrir un service de click and collect sur leur parking. But, Boulanger, Mr Bricolage, Kiabi… la liste s’allongeait chaque jour de ces distributeurs qui se sont adaptés à la situation pour servir leurs clients. Il revient aux enseignes d’hypermarchés de relever le même challenge. Elles ont les m². Elles ont les effectifs. Elles ont les produits en stock. Elles ont chacune une arma d’informaticiens à disposition. A elles maintenant de relever le défi.

Depuis des mois, on nous rabâche les oreilles avec ces magasins entrepôts ou autres dark store. Carrefour, qui a taillé dans plus de 100 000 m² d’hypers en France en deux ans, aurait déjà à sa disposition trois dark stores. Casino s’y est aussi essayé. Durant le confinement de ce printemps, quatre magasins Franprix sont devenus des dark stores pour répondre à la forte demande en e-commerce alimentaire. Le stock des magasins fermés au public avait pour vocation unique de délivrer des commandes en ligne. Auchan, enfin, qui vise à faire de ses hypers des plates-formes pour les magasins et drives qui les entourent, testerait lui aussi au moins un dark store.

Reste que toutes ces expériences et essais sont au service des produits de grande consommation (alimentaire et DPH). Autant d’initiatives intéressantes, mais, pour l’instant, pas d’entrepôt au milieu des galeries marchandes ni de dark store en vue dans la surfaces de vente pour développer les ventes du non-alimentaire. Aujourd’hui, l’occasion est trop belle pour ces enseignes d’hypers d’accélérer le pas et d’offrir enfin un vrai service de click and collect dédié au non-alimentaire. Il est urgent de comprendre que la loi ne leur interdit pas de vendre des livres, des jouets ou du textile… si les clients commandent à distance et viennent chercher les produits en magasins. A eux de jouer et bien au de-là des quelques tentatives vues ici où là avec des commandes par téléphone et quelques tréteaux posés à la va-vite à l'entrée du magasin. Histoire de ne pas passer à côté des ventes de Noel. Et de préparer l’avenir de ce commerce qui sera hybride et digital.

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