« Les importations se maintiennent parce que la consommation tient bon », selon Anne-Marie Idrac

|

"Le solde du commerce extérieur [en forte chute, NDLR] n’est pas très intéressant, il n’est que le reflet de la situation économique et de la chute de la demande allemande et espagnole. Quant aux importations, elles se tiennent bien parce que la consommation tient bien, d’où la décision du Président de la République de favoriser l’investissement dans le plan de relance plutôt que la consommation », a déclaré Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, devant un parterre de patrons de PME réunis par la Feef. Egalement présent, le président de la Coface, François David, considère que la crise n’est pas aussi «apocalytique » qu’on le dit. « Nous ne sommes pas en 1929, l’économie n’a pas chuté de 25 %. Nous allons affronter une année difficile avec une croissance mondiale de 1 %, qui est plus forte qu’en 2002, mais moins qu’en 1992 ou 1974. En 2009, on vivra comme en 2008. Où est le drame ? ». La secrétaire d'Etat a toutefois pointé des risques de protectionnisme, notamment via les obstacles non tarifaires (crise du porc irlandais, du lait chinois) et le président de la Feef, Alain Rouleau, a évoqué les dévaluations compétitives des monnaies chinoises et roumaines, qui vont rendre les exportations plus difficiles. « Mais il faut continuer de prendre des parts de marché, les entreprises qui gagnent sont les PME, notamment de l’agroalimentaire, en partenariat avec la grande distribution, qui sont des atouts sur lesquels il faut capitaliser », a poursuivi Anne-Marie Idrac.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

X

Recevez chaque semaine l’essentiel de l’actualité des marchés, des distributeurs et des fournisseurs de produits alimentaires.

Ne plus voir ce message