Marchés

Les industriels reviennent aux basiques dans leur plan merchandising

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Lors de la conférence LSA qui s’est tenue hier à Paris, les industriels de l’alimentaire et du non alimentaire ont présenté de nouveaux projets merchandising. Contre toute attente, le retour aux basiques est de mise.

Depuis le début de l’année 2012, la croissance volume est loin d’exploser, selon SymphonyIRI cette dernière ne dépasse pas les 0,3 %. « Le contexte économique est difficile pour les consommateurs. Ils se rationnent et vont au plus simple. Les industriels doivent donc accrocher leur œil car, à la différence des crises précédentes, les achats d’impulsion redémarrent », indique Frédéric Nicolas, directeur shopper insights chez SymphonyIRI France. Et si les consommateurs préparent beaucoup leurs courses en amont, ils s’accordent des petits plaisir en magasin. Les plats cuisinés, la confiserie et la beauté sont les marchés les plus touchés par cette tendance.


Simplicité et clarification
Pour susciter l’achat et augmenter le panier moyen, les industriels de l’alimentaire et du non-alimentaire se lancent dans de nouveaux projets merchandising. Si certains ont tenté de révolutionner le rayon avec des plans complexes, aujourd’hui, la tendance est le retour au basique : une clarification de l’offre avec des rayons segmentés, des parcours simplifiés, un système de boutique créée à l’intérieur de l’enseigne, un mobilier attrayant… Chez Rica Lewis, l’analyse peut paraitre simple mais elle est essentielle : « Nous avons décidé de nous implanter près de l’entrée du magasin et proche des cabines d’essayage afin d’éviter aux clients de perdre du temps, sachant que sur le textile, la GMS est très concurrencée par les boutiques présentes dans la galerie commerciale attenante », confie David Viallaron, directeur commercial et marketing chez Ricas Lewis.

Côté alimentaire, Bel choisit la double implantation de ses produits pour diversifier les usages. Par exemple sur Apéricube, la gamme est présente dans le rayon fromage mais également avec les produits salés apéritifs « dans une vitrine réfrigérée », indique Charlotte Lelong, directrice du développement commercial chez Bel France. Le système a élégamment été testé pour Boursin salade avec les salades et les crudités et sur Toastinette avec les pains de mie. Résultat : +35 % de chiffre d’affaires pour Apéricube, +40 % pour Boursin salade et +40 % pour Taostinette.


Les nouvelles technologies émergent
Cependant, si les réflexes basiques reviennent au gout du jour, d’autres systèmes plus perfectionnés, comme le digital font leur apparition. « Le digital permet d’offrir de l’information en plus aux clients mais également aux équipes de vente », indique Yves Marin, senior manager distribution chez Kurt Salmon. Certes, les bornes, les applications pour smartphone et les vitrines digitales créent du buzz et suscitent l’intérêt des clients mais ce développement doit se faire conjointement avec les axes stratégiques des enseignes et des marques afin de s’assurer de la cohérence multicanal.

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