Les jeunes pessimistes sur leur pouvoir d’achat

L'Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations publie les résultats de sa dernière enquête sur le pouvoir d'achat des jeunes de 18 à 30 ans menée avec Ipsos. Sans surprise, la question est très sensible pour eux.

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Les jeunes pessimistes sur leur pouvoir d’achat
79% des jeunes font très attention au prix de leurs dépenses alimentaires.

L'Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations publie les résultats de sa dernière enquête sur le pouvoir d'achat des jeunes de 18 à 30 ans. « Qu’ils soient étudiants ou salariés, en couple ou célibataire, avec ou sans enfants, qu’ils vivent en zone urbaine ou rurale, ils se retrouvent tous concernés par un pouvoir d’achat limité », note l’observatoire dans son communiqué. Illustrations : 61% des ouvriers déclarent vivre avec un budget qui leur permet tout juste de répondre à leurs besoins essentiels, voire pas du tout ; 26% des étudiants à l’université dépensent moins de 10 euros par semaine pour se nourrir ou encore que près d’1 jeune sur 3 saute régulièrement des repas faute de moyens. Globalement, 75% des jeunes déclarent que ces restrictions budgétaires ont un impact négatif sur leur équilibre psychologique.

Les principaux résultats de l’enquête
49% des jeunes sont pessimistes quant à l'évolution de leur pouvoir d'achat
Près d'un jeune sur trois (32%) saute régulièrement des repas, faute de moyens
Plus d'un jeune sur 2 (52%) se dit à 5€ près quand il fait ses courses
68% des jeunes ont déjà renoncé à certains loisirs par manque d'argent
Plus de 7 jeunes sur 10 (75%) jugent que toutes les restrictions ont un impact négatif sur leur moral, leur équilibre psychologique et leur qualité de vie au quotidien.
Source : Étude réalisée par Ipsos pour l’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations sur un échantillon national représentatif de 1 000 personnes âgées de 18 à 30 ans, interrogées du 13 au 18 juillet 2022 en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, région et catégorie d’agglomération).

La moitié des jeunes pessimistes sur l’évolution de leur pouvoir d’achat

Surtout, « les jeunes semblent manquer d’argent », insistent les auteurs de l’étude. 41% d’entre eux déclarent vivre avec un budget qui leur permet tout juste de répondre à leurs besoins essentiels, voire qui ne leur permet pas d’y répondre. C’est particulièrement vrai pour les jeunes qui vivent en zone rurale (54%), les ouvriers (61%) ou ceux qui ont un diplôme inférieur au baccalauréat (60%). 52% des jeunes déclarent d’ailleurs qu’il leur arrive régulièrement de se dire qu’ils ne s’en sortent pas financièrement. C’est notamment le cas pour les jeunes en recherche d’emploi (64%) ou encore les jeunes parents (59%).

Résultat, 1 jeune sur 2 (49%) est pessimiste quant à l’évolution de son pouvoir d’achat et redoute de vivre une situation de précarité dans les années à venir. Ce sentiment est plus présent chez les jeunes parents (57%), tandis que les moins de 20 ans sont plus insouciants (39%). Avec un budget limité, les jeunes doivent donc faire des arbitrages détaille l’étude. Ainsi, 1 jeune sur 4 déclare vivre avec moins de 50 euros par semaine, 2 sur 3 avec moins de 100 euros. Cela prend en compte les principales dépenses faites dans le foyer, que ce soit en matière d’alimentation, d’hygiène ou encore d’entretien du logement.

Toutes les dépenses sont donc concernées, y compris pour se nourrir : 35% des jeunes dépensent moins de 20 euros par semaine pour leurs repas, et 26% des étudiants à l’université dépensent moins de 10 euros par semaine pour manger. De même, 25% des jeunes déclarent renoncer souvent ou très souvent à des dépenses pour se nourrir. Au global, 52% des jeunes déclarent e?tre à 5€ près lorsqu’ils font leurs courses.

De fait, 79% des jeunes font très attention au prix de leurs dépenses alimentaires, quitte à ne pas pouvoir manger équilibré par manque de moyens (50%) et à restreindre la quantité de ce qu’ils mangent (38%), sauter certains repas (32%) ou ne pas pouvoir manger à leur faim (28%) au moins une fois par semaine. Une nouvelle fois, ce sont les jeunes les plus modestes qui sont les plus concernés puisque 24% des jeunes gagnant moins de 15 000 euros par an déclarent ne pas manger à leur faim, comme 25% des ouvriers.

30% ont recours aux Banques Alimentaires ou aux Restos du Coeur

Les jeunes doivent donc trouver des solutions. Si les étudiants privilégient en masse le recours aux restaurants universitaires (74% d’entre eux), 46% des jeunes ont déjà consommé des invendus ou produits périmés récupérés dans le commerce, 38% ont demandé de la nourriture à leurs proches et 30% ont déjà dû faire appel aux Banques Alimentaires ou aux Restos du Coeur. Aussi, près de la moitié (49%) ont déjà demandé de l’argent à leurs proches, famille ou amis, pour se nourrir.

Les autres dépenses sont aussi concernées par les restrictions : 68% des jeunes ont déjà renoncé à certains loisirs par manque d’argent

Globalement, les jeunes font attention à toutes leurs dépenses puisqu’ils sont 43% à juger que leurs revenus ne leurs permettent pas de vivre décemment et 52% à se dire régulièrement qu’ils ne s’en sortent pas financièrement. Ils sont même 1/3 à déclarer que leur budget ne leur permet pas de se loger décemment. De fait, les jeunes déclarent renoncer au moins de temps à des dépenses pour les transports (58%), l’hygiène (52%) ou encore leur santé (46%) faute de moyens.

Les loisirs aussi subissent des arbitrages de la part des jeunes. 68% des jeunes sont obligés de renoncer à certains loisirs faute de moyens. Par exemple, 45% des jeunes renoncent souvent ou très souvent à partir en vacances ou en week-end, 42% à sortir entre amis ou encore 40% à s’acheter des vêtements. Par ailleurs, 1/3 des étudiants ont déjà dû renoncer à des dépenses nécessaires pour leurs études par manque de moyen, et ils sont 61% à encore vivre chez leurs parents pour des raison financières.

Avec toutes ces restrictions, 75% des jeunes jugent que cela a un impact négatif sur leur moral, leur équilibre psychologique et leur qualité de vie au quotidien. Leur bien-être physique en pâtit aussi pour 71%, tout comme leur santé (63%), conclue l’étude.

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