Boissons

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Les jus de fruits tentent de résister aux inéluctables hausses de prix

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L'interprofession des jus de fruits, Unijus, fait un point à date du marché. Celui-ci est plus vigoureux en valeur qu'en volume, ce qui s'explique surtout par les hausses de prix. Lesquelles ont deux origines : la taxe sur les boissons avec sucres ajoutés, en vigueur depuis le 1er janvier, et la hausse des prix des matières premières qui ne devrait pas ralentir.

Depuis le début de l'année, le marché des jus de fruits accuse une légère baisse en volume (-1,23 %) mais il affiche un vaillant +5,4% en valeur (chiffres arrêtés à fin septembre 2012, Nielsen d’après Unijus), cela dans un contexte  économique difficile. Toutefois, mieux vaut toujours regarder ce qui se cache derrière les chiffres. Cette croissance en valeur est en partie due à la hausse des taxes sur les boissons avec sucres et édulcorants ajoutés. Ainsi, les nectars, grands perdants de ce premier semestre 2012, sont sous le choc de cette taxe et affiche une baisse de la consommation de -8,7% en volume. Sur l’ensemble du marché qui regroupe les segments des pur jus, nectars et les jus à base de concentré, les prix se sont envolés de 8,6% (CAM à fin juin, selon SymhonyIri).

L’autre raison de cette hausse des prix est à chercher du côté du prix des matières premières, jus et emballages, qui flambent depuis plusieurs années. Cela ne devrait pas s’améliorer : « Les professionnels du secteur affrontent de fortes tensions sur le marché des matières premières, amplifiées par une parité euro/dollar très défavorable, caractérisées comme les années précédentes par des cours très élevés et des difficultés d'approvisionnement en jus, prévient Unijus,  l’interprofession des jus de fruits. Les coûts de production sont également en forte hausse pour l'énergie, le transport ou l'emballage ».

Les jus de fruits par segment

Depuis plusieurs années, ce sont les purs jus de fruits qui soutiennent le marché (50% des volumes) en progression de +1,81% en volume ainsi que le rayon réfrigéré qui progresse de + 8,62% sur les 9 premiers mois de l'année, détaille Unijus.

Durant la même période, le rayon ambiant perd -2,17% et les jus à base de concentré -0,89% en volume. La consommation de jus d’orange a baissé de -1%, celle de jus d’ananas se rétracte à -1,5%, et celle du jus de raisin chute à -7,8%. 

Les nectars subissent le repli le plus sévère à -8,7% en volume, après une année 2011 déjà décevante à -4,15%. Cette dernière catégorie a subi l'effet conjugué de la fiscalité accrue des boissons rafraîchissantes et des coûts d'approvisionnement très tendus tout au long de l'année, rapprochant ainsi son prix de vente des autres catégories.

 

Les cours du jus d’orange orientés à la hausse

Les entreprises du secteur des jus de fruits doivent faire face à des coûts de production en hausse constante, conjugués à des difficultés d'approvisionnement en matières premières. La production mondiale de jus d’orange concentré a, par exemple, baissé de 9% entre la campagne 2010-2011 et 2011-2012, pour atteindre seulement 2,2 millions de tonnes.

Ainsi, les tensions sur les cours des jus de fruits ne cessent de s'accroitre depuis 2009 : les cours du jus d'orange ont augmenté de +75%, ceux du pamplemousse de +96%, +80% sur la pomme et +15% pour l'ananas sur la même période. Ces fortes augmentations pèsent lourdement sur les prix de revient d'un jus de fruit puisque la matière première représente en moyenne 60% du prix final.

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