Marchés

Les leviers de croissance pour Délifrance en 2016

|

Le spécialiste des pains, viennoiseries et traiteur surgelés, Délifrance, jusqu’alors relativement silencieux a décidé de reprendre la parole sur ses différentes activités. Il livre sa stratégie pour 2016.

Délifrance a opéré un lifting de son logo pour miser sur le premium
Délifrance a opéré un lifting de son logo pour miser sur le premium

La rédaction vous conseille

Industriel discret, Délifrance a pourtant beaucoup de cordes à son arc et mérite de faire parler de lui. Il y a quelques mois, le groupe a réorganisé ses équipes en créant des services commerciaux (force de vente nationale, qualité client, contrôle de gestion, back office) et de développement des ventes, pour se focaliser sur ses activités surgelés de pâtisserie, viennoiserie, traiteur et pain afin de couvrir au mieux ses trois marchés : la restauration hors foyer (40 % du chiffre d’affaires), la grande distribution au rayon boulangerie (55 %), et la grande distribution et freezer-center avec des produits au rayon surgelé sous MDD (5%). "Nous ne sommes plus des généralistes mais des spécialistes de chaque marché avec des équipes commerciales dédiées", confie Ludovic Bouet, directeur France de Délifrance.

Miser sur le premium

Le groupe qui enregistre un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros (30 % pour la France), avec une présence dans 60 pays à travers le monde, a décidé de mettre l’accent sur la montée en gamme de ses produits avec l’élaboration d’un nouveau logo, plus premium sur fond noir. Déjà, en 2014, Délifrance avait investi 27 millions d’euros sur son site de Romans-sur-Isère pour doubler ses capacités de production sur la viennoiserie et accroitre la qualité de ses produits. Par ailleurs, elle travaille en étroite collaboration avec des chefs étoilés comme Michel Roth, Pascal Tepper ou encore Thierry Bamas qui peuvent intervenir dans la conception et l’élaboration des recettes. « Pour 2016, notre stratégie s’articule autour de quatre leviers : l’origine France de nos ingrédients, notre savoir-faire tout au long de la fabrication, la connaissance des marchés et notre inspiration créative », ajoute Ludovic Bouet. En revanche, si Délifrance souhaite accélérer sa croissance sur la restauration hors domicile, son activité sur le rayon pâtisserie surgelé de la grande distribution ne fait pas partie des priorités de développement. « Il y a peu de place dans ce linéaire avec des gros acteurs, à l’instar de Boncolac, et nous sommes déjà présents avec des produits à marques de distributeurs », ajoute-t-il.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter