Equipmag 2014

« Les magasins de proximité vont à leur tour s’équiper en caisses automatiques »

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Il y a 10 ans, les premières caisses automatiques arrivaient en France. En parallèle au dossier de LSA, retrouvez sur notre site web les interviewes et documents des principaux acteurs. Aujourd’hui, Frédéric Dutremée, Solutions Sales Specialist chez NCR,  prévoit l’arrivée des SCO dans le commerce de proximité français, et dévoile les solutions pour réduire les problèmes liés à la phase d’ensachage.

LSA - Pour l’instant, les SCO équipent surtout les hypers et supermarchés en France, et quelques enseignes non alimentaires, comme Leroy Merlin, Ikea ou Alinea. D’autres secteurs vont-ils s’y convertir ?

Frédéric Dutremée, Solutions sales specialist chez NCR. – « Les circuits d’achats des clients ont évolué, avec une part plus importante accordée aux formats de proximité, notamment pour des raisons de gain de temps. L’implantation de SCO y fait sens, et cela va de pair avec la philosophie des automates : ils sont dédiés à de petits paniers et permettent de gagner du temps. A l’étranger, les chaînes de proximité en sont déjà équipées, à l’image des Tesco Express ou de Sainsbury au Royaume Uni, ou encore de WH Smith, un réseau de librairie. En France, la distribution de proximité va prochainement s’équiper de SCO. En non-alimentaire, il reste également beaucoup de potentiel. Je pense notamment au textile ou aux grands magasins.»

En 10 ans, comment jugez-vous l’évolution des SCO ?

F.D. – « Le matériel a évolué vers davantage de confort d’utilisation, ce qui tend à rendre le client de plus en plus autonome, d’autant qu’il a pris ses habitudes sur les automates. Le temps moyen de scanning d’un article en France, par un client, varie entre 6 et 12 secondes selon les formats et l’assortiment. Ce temps est encore inférieur en Angleterre où, dans certaines enseignes, jusqu’à 50% des caisses sont automatiques, incitant les clients à les utiliser davantage. Avec les SCO, le retailer offre le choix au client, et c’est aussi un élément de fidélisation. 

Dorénavant, l’objectif est de négocier le virage du multicanal, et d’intégrer par exemple la possibilité de payer avec son smartphone, avec un compte PayPal…  »

Quelles pistes d’amélioration vous semblent encore envisageables sur les SCO ?

F.D.- « La reconnaissance des fruits et légumes peut être améliorée. D’autre part, en France, la phase d’ensachage sur les SCOs peut être optimisée : typiquement, le client scanne, pose l’article sur la balance, paye, se rend compte qu’il lui manque un sac généralement payant, repaye, ensache… Au Royaume Uni, NCR a équipé un hypermarché Tesco d’un nouveau modèle de caisse automatique sur lequel le scanning s’effectue automatiquement sur une arche, et le personnel est présent pour améliorer l’expérience client, par exemple l’aider à ensacher et à payer. Concernant la prise en compte des coupons de réduction, qui ne peuvent se faire généralement sur l’automate, la solution la plus pertinente est évidemment la dématérialisation des coupons. Pour cela, il faut que tous les codes de coupons soient uniques et « brûlables » lors de la phase de scanning. Les dernières solutions tendent vers cela. Enfin, la prise en compte des derniers moyens de paiement est essentielle même si, dans les faits, les paiements par CB sont déjà rapides. »

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