Les marketplaces dépasseront les 10 milliards d’euros en 2018

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L’institut Xerfi vient de publier une étude sur « l’avenir radieux des places de marché » mises en place par des sites d’e-commerce comme fnac.fr, Amazon, Cdiscount ou darty.fr. Le point sur les marketplaces.

Avec sa marketplace C le marché, Cdiscount affiche de fortes ambitions
Avec sa marketplace C le marché, Cdiscount affiche de fortes ambitions

Le principe est d’ouvrir leur site à n’importe quel commerçant extérieur, quitte à se mettre
en concurrence, en échange d’une commission prélevée sur les ventes. Le système de marketplace est devenu une source de rentabilité essentielle, voire incontournable pour le site d'e-commerce.
Pour Cdiscount, par exemple, la place de marché représente déjà 21 % de son chiffre d’affaires
en France.
« Ces places de marché B2C [grand public, NDLR] généreront en effet un volume d’affaires dépassant les 10 milliards d’euros à l’horizon 2018, pour représenter 13 %
des ventes électroniques de biens physiques en valeur […]. Des chiffres à rapporter
aux 2,5 milliards d’euros dépensés en 2014
par les cyberacheteurs via les quelque
40 plates-formes recensées par nos soins
sur le marché français, soit une part
de marché de 4,4 % du secteur de l'e-commerce »
, estiment les experts de Xerfi.

« Les marketplaces deviennent clairement identifiées par les consommateurs. Ils se mettent
à chercher dessus directement plutôt que de passer par des comparateurs de prix »,
explique
Julien Pillot, directeur d'études chez Precepta (Xerfi).

Plus de concurrence, plus de services
L’étude poursuit en soulignant l’importance de la fidélisation des vendeurs face à la multiplication
des acteurs. Une concurrence qui justifie la création de services annexes, comme la signature
de partenariats à long terme, l’offre de formation et conseil, la prise en charge du stockage
et la logistique... Cdiscount a ainsi annoncé en septembre le lancement de la « disponibilité immédiate », un système intelligent de retrait rapide en magasin, pour convaincre les commerçants
de quartier de rejoindre sa marketplace.

Le phénomène prend une telle ampleur que certains font des arbitrages surprenants, en fonction
de leur positionnement. Il y a un vrai arbitrage qui se fait : ou je crée ma marketplace, ou je vais
sur celle d’un concurrent. Darty et la Fnac ont sauté le pas. En revanche, un opérateur comme Grosbill a décidé de distributer sur la place de marché d’Amazon. De plus en plus de distributeurs
font le choix de cet « coo-pétition ». 

 

Natixis Retail a publié dans sa revue de presse ce récapitulatif des données de l’étude Xerfi.

 

 

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