Les marques propres s'activent sur l'emballage

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Essentiels pour protéger et communiquer, les emballages sont utiles. Donc indispensables. Le tout est d'éliminer le superflu, mais rien que le superflu. Un travail pris à bras-le-corps par les distributeurs.

L'emballage est indispensable. Le suremballage, non. Réduire les emballages à la source est une nécessité écologique. C'est aussi un impératif économique, propre à réduire les frais logistiques et de transport. Les distributeurs, de par les volumes en jeu via leurs MDD, sont en première ligne pour réduire le poids des emballages et donc, par extension, des déchets.
Le pourcentage de réduction du poids des sacs de caisse, en vingt ans. Le poids de la bouteille d'eau de 1,5 l a, lui, fondu de 42 %. Celui du pot de yaourt de 125 g de 40 %, de même que la barquette pour plat cuisiné. À peine moins pour le sachet pour légumes surgelés de 1 kg : - 37 %. Source : Elipso, l'organisation professionnelle des entreprises de l'emballage plastique et souple, 2009
La diminution du tonnage des emballages alimentaires, en dix ans. Source : TNS Sofres, pour Éco-Emballages, septembre 2008
Le pourcentage des Français estimant que les emballages sont nécessaires pour protéger et transporter le produit, contre 65 % en 2000. À l'inverse, ils étaient 37 %, en 2008, à penser que l'on pouvait se passer des emballages. Source : TNS Sofres, pour Éco-Emballages, septembre 2008

L'emballage est indispensable. Le suremballage, non. Cette vérité intangible, née d'une nécessité écologique, prend un sens tout particulier chez les distributeurs. D'abord parce que c'est dans leurs magasins que tout se passe. Ainsi, selon Éco-Emballages, organisme en charge du tri, de la collecte et du recyclage, la moitié des Français affirment avoir remarqué, dans les linéaires, des emballages non adaptés aux produits. Les biscuits, les lessives et les yaourts sont particulièrement pointés du doigt. Au risque, pour les enseignes, de se voir accuser, à tort, d'en être les responsables.

À tort, c'est encore à voir. Après tout, aujourd'hui, près de un article sur deux vendus en grandes surfaces est une MDD. Voilà qui donne une responsabilité supplémentaire aux distributeurs. C'est pourquoi LSA a réuni, il y a quinze jours, trois représentants de grands groupes de distribution engagés, chacun, dans une intense politique de réduction à la source de leurs emballages : Chantal Sandoz, directrice du packaging pour le groupe Carrefour, Marc Voinnesson, responsable du département projets et initiatives durables de Casino, et David Devun, responsable marketing MDD chez Mr.Bricolage.

73 kg de déchets par personne par an

Volumes de ventes obligent, leurs efforts - 45 tonnes économisées par-ci en modifiant les collerettes des bouteilles de vin, ou 16 grammes par unité en supprimant le fourreau des desserts lactés par là - font, au final, des milliers et des milliers de tonnes. De quoi sensiblement alléger le poids des emballages. Ce qui est loin d'être superflu. Selon une étude de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) parue le 15 octobre 2009, chaque Français, dans son super ou son hypermarché, pousse en moyenne dans son chariot 530 kg par an, ce qui représente la bagatelle de 73 kg de déchets.

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Article extrait
du magazine N° 2110

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