Les mesures fiscales et sociales ont diminué le niveau de vie selon l'Insee

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L'Insee vient de se livrer à l'analyse des mesures fiscales et sociales sur le niveau de vie des ménages en 2014. Si 10 % sont épargnés, la moitié des Français ont vu leur niveau de vie se dégrader. Et l'Institut ne tient pas compte de la hausse de la TVA ou d'autres taxes indirectes. 

La moitié des ménages français ont vu leur niveau de vie réduit par la fiscalité
La moitié des ménages français ont vu leur niveau de vie réduit par la fiscalité

Les nouvelles mesures sociales et fiscales intervenues en 2014 diminuent le niveau de vie moyen des ménages de 0,5 %, selon l'Insee. C'est ce qui relève d'une étude sur le "Portrait social des Français" qui vient d'être publiée.  Cette diminution s’explique principalement par une hausse de l’impôt sur le revenu, ciblée sur les plus aisés, et par un relèvement des taux de cotisation retraite. Les réformes prises en compte concernent uniquement les prélèvements directs (cotisations salariales et contributions sociales, impôt sur le revenu) et certaines prestations monétaires (les prestations familiales, les allocations logement et les minima sociaux). Les prélèvements indirects sont en revanche exclus du champ d’analyse. Le relèvement du taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au 1er janvier 2014 n’est donc pas pris en compte, pas plus que les taxes sur les carburants et fioul, ou des taxes via les opérateurs téléphoniques ou les assureurs, naturellement repercutés dans leurs tarifs. 

Réduction de l'écart de niveau de vie

"Les nouvelles mesures ont réduit légèrement les inégalités de niveau de vie, notamment en raison de mesures de compensation en faveur des ménages modestes : réduction exceptionnelle d’impôt sur le revenu et revalorisations exceptionnelles de certaines prestations. En tenant compte de l’ensemble des effets des nouvelles mesures, le rapport entre le niveau de vie moyen des 10 % les plus aisés et celui des 10 % les plus modestes est de 6,32 ; il serait de 6,40 en l’absence de ces nouvelles mesures". précise l'Insee. En réalité, la réduction de l'écart provient probablement plus de la réduction du niveau de vie des classes moyennes que de l'augmentation de celui des populations les moins favorisées. La tendance devrait d'ailleurs se poursuivre en 2015 et 2016, en raison des mesures de réduction du nombre de foyers fiscaux adoptées lors de l'examen des lois de finances, tandis que l'alourdissement de la fiscalité se poursuit avec diverses mesures, comme la montée en puissance de la suppression de la demi-part des veuves ayant élévé des enfants pendant 5 ans, qui vient de faire l'objet d'une polémique et que le gouvernement promet de corrige partiellement. 

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