Les non-qualifiés du commerce toujours pénalisés

Les non-cadres subissent un retour à la modération salariale plus marqué dans le commerce selon l'observatoire des rémunérations du groupe Adecco.

La notion d'emploi non qualifié a-t-elle encore du sens ? C'est la question posée par le dernier observatoire Adecco sur la rémunération des non-cadres. L'étude constate un retour à la modération salariale pour cette catégorie. Après une hausse de 4,5 % en 2001, la progression moyenne du salaire mensuel retombe à 2,5 % en 2002. Ce sont les ouvriers qualifiés qui tirent leur épingle du jeu, avec une hausse de 3,4 %, contre 2,6 % pour les non-qualifiés. A contrario, les employés prennent de plein fouet la conjoncture avec des rémunérations en hausse de 1,8 %. Mais ce sont les disparités entre secteurs, à statut égal, qui frappent le plus. Un employé non qualifié gagne plus dans l'industrie que dans le commerce. Autre exemple, le salaire d'un ouvrier qualifié dans le commerce a vu sa rémunération croître de 1,7 % contre 3,4 % pour les autres secteurs en 2002 « La société continue de mieux reconnaître les compétences de l'industrie, alors même que l'économie s'est tertiarisée », explique Pascale Levet, chercheur au Lab'Ho, la cellule de recherche d'Adecco.

Une notion à redéfinir

En France, la qualification renvoie au diplôme, au salaire et au contenu de l'emploi. Mais historiquement, l'industrie a produit un repérage plus précis et avantageux de ses emplois non qualifiés dans les conventions collectives. Le commerce, où le niveau d'exigence a accrû les compétences des emplois non qualifiés, ne les reconnaît toujours pas dans un descriptif de poste. La notion floue d'emploi non qualifié doit être définie par de nouveaux critères, estime l'étude. D'autant que des diplômés occupent désormais ces postes.
Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 1822

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous