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Les organisations syndicales de Doux s’attendent à 1500 licenciements

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Les organisations syndicales réunies en CCE au siège du groupe volailler Doux à Châteaulin, mis en redressement judiciaire début juin, s'attendent à "1.500 licenciements minimum" et craignent un financement a minima de la casse sociale.

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Quelques 150 personnes, dont une centaine venue du Morbihan, selon la police, étaient rassemblées dans le calme dès mardi matin devant le siège du groupe volailler, avant que les représentants syndicaux ne participent à un comité central d'entreprise (CCE) qui a duré toute la journée.

Les syndicats résignés sur la casse sociale

"On s'attend à 1.500 licenciements minimum, ça fait beaucoup et l'impact social dans la région sera grand, a déclaré à l'issue du CCE le délégué central syndical adjoint CFDT Jean-Luc Guillart. Au niveau social, ils (les repreneurs) sont décalés avec nous. Ils sont très tendus sur les reprises de salariés mais ils vont voir s'ils peuvent améliorer les offres".

Concernant les plans de sauvegarde de l'emploi (PSE), "on a demandé qu'ils les financent, et les cellules de reclassement aussi. Il y aura des tractations et on ne sait pas comment cela peut être amélioré", a également dit M. Guillart.

Charles Doux dans la bataille

Le PDG du groupe, Charles Doux, a jugé mardi que "les offres de plan de cession présentées sont consternantes, tant au plan social, qu'au plan économique", tout en affirmant qu'il présenterait son plan de financement et les grandes lignes de son plan de continuation le 24 juillet. Selon le groupe, "le plan de continuation réunira au sein du capital, les éleveurs, les salariés et de nouveaux investisseurs qui sont des professionnels du secteur".

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