Les Pays-Bas adoptent le système des arrondis

À partir de septembre, les magasins néerlandais ne seront plus obligés de rendre la monnaie au centime d'euro près. Une majorité de commerçants devrait faire le saut même si la mesure n'est pas obligatoire.





Nouvelle révolution en perspective aux caisses des magasins néerlandais. À partir du 1er septembre, les pièces de 1 et 2 centimes d'euro vont disparaître du paysage de la distribution, avec l'adoption du système des arrondis.



Rien ne change pour les sommes réglées en carte bancaire, mais les sommes payées en liquide seront ramenées au centime le plus proche de 0 ou de 5. Continuant d'être un moyen légal de paiement légal, le règlement au centime près devra être accepté par le commerçant. En revanche, il ne sera plus obligé de rendre la monnaie avec cette « ferraille ».



Prise en concertation avec les organisations de consommateurs, les banques et la Banque centrale des Pays-Bas, la mesure va permettre au secteur de la distribution d'économiser plus de 35 millions d'euros par an sur les coûts de manipulation de ces piécettes envahissantes. De leur côté, les consommateurs devraient s'y retrouver, puisqu'autant de prix seraient arrondis vers le haut que vers le bas.







Une opinion favorable




À l'étude depuis la fin 2003, le projet fait suite à l'expérience pilote menée ce printemps dans 150 magasins (LSA n° 1839). Les résultats ont montré que 83 % des consommateurs avaient une opinion plutôt favorable du principe de l'arrondi. Un chiffre qui reste cependant proche du seuil fatidique de 80 % en deçà duquel les détaillants avaient décidé de couper court à l'opération.



Dans les rangs des commerçants, une majorité de 80 % à 90 % d'entre eux est prête à sauter le pas dès septembre, même si la mesure n'a aucun caractère obligatoire. Et pour cause, les frais de manipulation liés aux piécettes jaunes atteignent 25,4 millions d'euros par an pour le secteur. Des sommes provenant surtout des frais de personnel liés au temps supplémentaire passé à ces opérations astreignantes. Sans compter les 11 millions d'euros réglés aux banques pour les manipulations de 18 millions de rouleaux de pièces par an. Au global, les professionnels dépenseraient 4 centimes d'euros pour chaque centime reçu. La Belgique s'apprêterait aussi à sauter le pas.



















Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 1869

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous