Les peintures perdent un peude leur lustre

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Les volumes de peintures vendus s’étiolent légèrementen 2013, mais les grandes manœuvres s’opèrentpour relancer l’intérêt des consommateurs.

La gamme Magic Pierre, qui veut remettre au goûtdu jour une technique de décoration élaborée à partir de chaux naturelle et de sablede rivière, ajouteune nuance galet àsa gamme, déjà composée des teintes albâtre, panama et lin.
La gamme Magic Pierre, qui veut remettre au goûtdu jour une technique de décoration élaborée à partir de chaux naturelle et de sablede rivière, ajouteune nuance galet àsa gamme, déjà composée des teintes albâtre, panama et lin.© DR

Est-ce un effet de la méforme, pour ne pas dire crise de l’immobilier Ou un coup de pompe passager Toujours est-il que les Français ont remisé les pinceaux dans la boîte à outils, avec des ventes en volume, à - 2,4% en 2013, sauvant la face grâce à l’effet prix. Le marché baisse seulement de 0,1%, à 1,16 Mrd €. Un chiffre qui reste important, et fait figure de poids lourd à ne pas négliger.

Chez Kingfisher – qui possède en France Castorama et Brico Dépôt –, les peintures représentent ainsi 9% du chiffre d’affaires, et ont été au cœur d’un grand travail d’uniformisation des gammes et des circuits d’approvisionnement entre l’Angleterre et la France. La catégorie n’avait pas été travaillée depuis 2007. « Auparavant, nous avions beaucoup de fournisseurs différents. Cette mutualisation nous permet d’obtenir de meilleurs prix pour le consommateur ainsi que pour Kingfisher », indiquait Stéphanie Verhulst, directrice produits de Castorama.

Capter les professionnels

La clientèle professionnelle n’est bien sûr pas oubliée, et le fabricant Sikkens (AkzoNobel) travaille depuis peu avec le groupe Point.P. Le partenariat entre les deux entreprises a donné naissance au Proshop Sikkens Solutions. Ces espaces de 80 à 100 m2 proposent, au sein même des Point.P Matériaux, une offre de peintures et d’outillages, des services, et un vendeur spécialiste du domaine. Une spécialisation qui veut attirer davantage de professionnels et d’artisans, avec des conseils autour de produits assez techniques, malgré la facilitation des usages. C’est, par exemple, le cas chez Libéron (groupe V33), qui lance plusieurs nouveautés avec, entre autres, une solution décorative gardant le veinage du bois apparent, « avec un souci d’applicabilité simple, qui est d’ailleurs général dans les vernis et peintures », note Anne-Laure Jacob, chef de produit de Libéron.

Catégorie par catégorie, les performances sont disparates. Le plus gros segment, celui des couleurs intérieures, est en gros recul de 4,9% pour atteindre 350 M €. Les effets déco (- 7%, à 55 M €) et les préparations des fonds (- 6,7%, à 110 M €) ne font pas mieux. Les seules catégories à être dans le vert sont les grands blancs (+ 3,2%, à 298 M €), les spécialités (+ 10,4%, à 141 M €) et les peintures extérieures (+ 3,2%, à 205 M €).

Les tendances

  • Faciliter les usages en matière d’application et de nombrede couches.
  • Développer les peinturesde spécialités.
  • Proposer des formulations moins riches en solvants.

Les GSB écrasent tout

Produit technique par essence, la peinture est quasi exclusivement vendue dans les gSB en ce qui concerne le grand public. le besoin d’espace linéaire explique également cette orientation.

En chiffres

1,16 Mrd €

Le chiffre d’affaires des peintures en 2013, à - 0,1 % en valeur versus 2012, à - 2,4 % en volume

Source :  GfK

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Article extrait
du magazine N° HSNA2014

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