Les pharmaciens d'officine répondent à Leclerc

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Des syndicats de pharmaciens et des groupements de pharmacies lancent une campagne d'information intitulée « Non M. L., se soigner en France ne sera jamais un luxe » en réaction au souhait de Michel-Edouard Leclerc de vendre des médicaments en supermarché

La campagne, d'un coût de 150 000 euros, sous forme de publicité dans la presse nationale, d'affichage dans les pharmacies et de tracts, a été initiée par deux syndicats de pharmaciens (UNPF et USPO), quatre groupements de pharmacies (PHR, CNGPO, Pluspharmacie et Giphar) regroupant ainsi au total 16 000 des 23 000 officines françaises. « Il fallait démasquer l'imposteur non autorisé à parler de pouvoir d'achat et encore moins de médicaments », explique Lucien Bennatan, du groupe PHR.
Dans le même temps, s'exprimant devant l'assemblée générale de son groupe, José Luis Duran, président du directoire de Carrefour, s'est prononcé, à la suite de Michel-Edouard Leclerc, en faveur de la vente de médicaments en France dans la grande distribution, afin de pouvoir « offrir des prix plus compétitifs ». « Je suis favorable à un assouplissement de l'environnement légal, a-t-il déclaré. Je serais ravi de proposer une offre plus large en parapharmacie et en pharmacie, comme nous le faisons déjà en Espagne et en Italie. »
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