Les pharmaciens plus performants que les grandes surfaces pour la parapharmacie

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Avec le nombre d'ouvertures de parapharmacies, on aurait pu croire que les grandes surfaces captaient le chiffre d'affaires des pharmacie sur ces produits, notamment d'hygiène et de beauté ou de diététique. Il n'en est rien. Les phamaciens sont plus performants et gagnent de la part de marché, selon l'Insee.

Les pharmaciens toniques sur la parapharmacie
Les pharmaciens toniques sur la parapharmacie

 

Les pharmaciens semblent s'être mobilisés pour reconquérir de la part de marché sur les produits de parapharmacie. Depuis 2006,  les ventes de produits d'hygiène, de beauté et diététique ont doublé, atteignant 6 % du chiffre d’affaires en 2012, qui atteint au global 38 milliards d'euros.  Les pharmaciens détiennent désormais 11 % du marché « hygiène et beauté », contre 6 % en 2006. Il est vrai que de nombreux réseaux organisés de pharmaciens ont remis l'offre "hors médicament" au goût du jour, introduit le merchandising et la PLV. Visiblement, les "clients" des pharmacies, même s'ils s'y rendent surtout pour les médicaments, en profitent aussi pour acheter une crème de beauté ou un shampoing.  

Les grandes surfaces perdent de la part de marché

Et contre toute attente, les grandes surfaces, qui dominent le marché, sont passées de 58% à 54 % de parts, en six ans. Idem pour les parfumeries (23 % contre 25 % en 2006). "Fortes de leur capacité de conseil, les pharmacies ont su développer leur offre, notamment en ce qui concerne l’hygiène dédiée à la petite enfance. Elles ont également renforcé leur commercialisation de produits diététiques ; pour ces derniers, la part de marché des pharmacies gagne 22 points en six ans, pour atteindre 59 % en 2012", précise l'analyse de l'Insee.

En attendant les réseaux de vente en ligne d'officines

Enfin, le chiffre d’affaires des officines est aussi porté par la distribution d’articles médicaux et orthopédiques, dont les ventes par les pharmacies ont quadruplé en douze ans. Entre 2006 et 2012, la part de marché des pharmacies dans la vente de ces produits passe de 22 % à 30 %, au détriment des magasins spécialisés (de 77 % à 64 %). Dans la loi Macron, les réseaux de pharmaciens pourraient obtenir le monopole de la vente de médicaments en ligne. Nul doute qu'une telle possibilité renforcerait encore leur part de marché. D'autant que la vente de médicaments non remboursables ne sera finalement pas autorisée en grandes surfaces, comme le souhaitait pourtant Bercy au départ... 

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