Les pratiques de consommation alternatives arrivent à maturité

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L’Observatoire des consommations émergentes (Obsoco), vient de présenter les résultats de sa troisième étude sur l’état des pratiques collaboratives. Si cette manière de consommer est désormais ancrée dans l’habitude des Français, elle ne recrute cependant plus de nouveaux adeptes.

Le recrutement de nouveaux adeptes de la consommation alternative est faible.
Le recrutement de nouveaux adeptes de la consommation alternative est faible.

Les Français continuent d’avoir un rapport ambigu à la consommation. Si la plupart des personnes interrogées trouve qu’on y accorde trop de temps, elles estiment que la consommation contribue au bonheur et au plaisir. Selon l’Observatoire des consommations émergentes (Obsoco), qui a présenté les résultats de sa troisième étude sur l’état des pratiques collaboratives*, les Français restent très engagés sur ce type d’expérience. Sur les 21 pratiques recensées par l’Obsoco, telles que le faire soi-même, l’achat de produits bio, la vente et l’achat d’occasion, le glanage, le co-voiturage, l’hébergement entre particuliers… 99 % des sondés affirment avoir eu recours au moins à une pratique, au cours des 12 derniers mois. Ils sont 93 % à avoir participé au moins à une activité collaborative et 76 % au moins à 5.

Des usages motivées

Ces chiffres témoignent, dans leur ensemble, de l’importance de la diffusion de ces pratiques au sein de la population française. "Il y a un cocktail qui motive ces usages : la baisse du pouvoir d’achat, la montée des outils technologiques et la méfiance du modèle de consommation ancestral et dominant. Mais les utilisateurs de ces pratiques sont également à la recherche d’un bénéfice individuel, économique et lié à leur santé", confie Philippe Moati, co-fondateur de l’Obsoco.

Croissance modeste

En revanche, et contre toute attente, la plupart de ces pratiques n’ont connu qu’une modeste progression de leur taux de pénétration depuis les deux précédentes vagues d’étude de l’Obsoco (2012 et 2013). "On assiste à une croissance modeste des différents pôles. Ce qui fonctionne c’est la vente d’occasion, les achats mutualisés et le crowdfunding. A l’inverse, les adeptes des achats de produits directement aux producteurs et les emprunts d’équipements reculent", ajoute Philippe Moati. On assiste à une intensification des usages par les pratiquants mais le recrutement des nouveaux usagers est limité. Aujourd’hui, si ce type de consommation est ancré dans les habitudes des consommateurs, les acteurs traditionnels doivent réagir et proposer de nouvelles solutions innovantes afin de continuer à créer un engouement pour ces méthodes alternatives.

*enquête réalisée du 24 juin au 10 juillet 2015 auprès de 4 068 personnes

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