Marchés

Les prix des céréales recommencent à flamber

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Les prix des céréales au niveau mondial semblent devoir atteindre de nouveaux sommets qui auront des répercussions sur les prix agricoles bruts et les produits transformés, et finalement toute l’alimentation dans les mois qui viennent.

© Carlsberg

Ainsi, le prix du maïs, qui entre dans la composition de l'alimentation des volailles et bovins, flambe en raison d’une chute de récolte aux Etats Unis de l’ordre de 15 %, selon une étude d’Agrimer, alors même que le maïs est de plus en plus utilisé pour les biocarburants. Sur le front du blé, l’Egypte a acheté le 13 et 14 août à des prix proches de 350 dollars la tonne, soit 100 dollars de plus que les achats correspondant à la même époque l’an dernier, et ce ne sont que les premiers achats de campagne.

Abattage de cheptel à venir

Le soja est aussi à la hausse : « Dans les pays développés, on peut craindre que, face à cette nouvelle hausse du cours des céréales et du soja, les élevages ne soient contraints d'abattre du cheptel faute de pouvoir trouver des débouchés permettant de couvrir les coûts de production », indique la note de conjoncture d’Agrimer.

Conséquences politiques

Le riz n’échappe pas au phénomène, en raison d’une mousson inférieure de 15 % en Asie et de pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’archipel des Philippines. Le ministère de l’Agriculture suit de très près la situation en raison des implications qu’auraient de nouvelles flambées des cours sur le plan économique et politique.

1 commentaire

jeanpierrecanot

24/08/2012 14h13 - jeanpierrecanot

La FAO clame haut et fort depuis des décennies que la solution au problème de la faim est dans le développement du secteur agricole de pays affamés, de façon à ce que prioritairement à toute autre chose ils atteignent l’autosuffisance alimentaire.
Pendant ce temps les pays développés incitent ces malheureux pays à développer des cultures industrielles, dans une démarche néo-colonialiste infiniment plus dévastatrice que le colonialisme pour lequel il faudrait que nous ayons de la repentance.
Ceci a commencé avec la sinistre théorie de l’ajustement structurel, imposée par la Banque Mondiale, qui devait tendre à ce que les pays en développement acquièrent leur indépendance financière de façon à se plier aux règles du commerce mondial.
Comme ça ne marchait pas, la même Banque Mondiale appliquant le principe du tout ou rien est passée à la microfinance qu’elle avait d’ailleurs violemment combattue lorsque Muhammad YUNUS la préconisait au Bengladesh.
De bonnes âmes innocentes, sont venues compléter cet outil de ghettoïsation des pauvres par le commerce équitable, qui n’est équitable que pour les multinationales importatrices des productions de ces malheureux pays, dont les produits que nous leur achetons ne permettent pas d’acheter la nourriture de base dont blé et riz.
Le résultat est que tous ces malheureux dépendent comme par exemple le Sénégal, du programme alimentaire mondial, alors qu’ils on montré par le passé, notamment lors de la période de colonisation qu’ils étaient capables d’assurer leur autosuffisance alimentaire.
Le résultat est que des hordes de malheureux envahissent les pays riches – de moins en moins- avec l’espoir de pouvoir faire vivre leur famille.
Ces pauvres gens éternels déracinés, non seulement ne peuvent être heureux chez nous, mais créent des problèmes insurmontables que nos dirigeants entendent camoufler en justifiant cette immigration par l’apport indispensable de main d’œuvre qu’elle permet, main d’œuvre d’esclaves qui acceptent des travaux que les nationaux n’acceptent pas car pas assez payés.
Le drame touche même le pays de l’Union Européenne avec les Roms, et l’inénarrable mère Reding, vient en rajouter en prétendant se substituer aux gouvernements démocratiquement élus.
Cette dame oublie que pendant des années, l’Union Européenne a englouti des millions en pure perte, dans des projets de développement agricole à travers le monde et notamment en Europe avec les programmes PHARE. En Roumanie, en Ukraine et partout ailleurs tous les projets ont échoué, et la production de blé, notamment des terres à tchernoziom de la vallée du Danube est tombée bien au dessous de ce qu’elle était il y a des décennies lorsque ces pays étaient considérés comme le grenier à blé des pays de l’est.

La cause de tout cela ? Mais c’est la mondialisation instantanée que nous entendons mettre en place sans vouloir tenir compte des différences dans le rythme d’évolution des différentes cultures.

La famine galopante, les émeutes de la faim, le drame de l’émigration montrent combien il est vain, voire criminel, de vouloir instaurer la gouvernance d’un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais.

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