Marchés

Les producteurs de lait font face à des signes de «décollecte »

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Le lait de certains producteurs n'est plus acheté
Le lait de certains producteurs n'est plus acheté

Dans plusieurs régions de France, des producteurs font face à des entreprises qui ne sont plus en capacité d' acheter leur lait, en raison de difficultés financières ou de ruptures de contrat. Les volumes seraient de l’ordre de dix millions de litres de lait (sur une collecte de 22 milliards de litres). « Les exemples d’entreprises qui ont décidé de stopper la collecte de manière brutale pour des raisons économiques sont trop nombreux. Ces ruptures de collecte sont même, parfois, la conséquence de dépôt de bilan des entreprises. La situation est grave », analyse la Fédération nationale des producteurs laitiers.
Dans le Sud-Est, Forez Fourme, une entreprise qui exportait en Italie a perdu le contrat et cessé sa collecte. En Auvergne, plusieurs producteurs liés à la laiterie Dischamps viennent aussi de se voir adresser une lettre de rupture de contrat, et la Coopérative laitière de Haute Normandie a aussi cessé sa collecte. Du coup, Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, vient d’écrire à Dominique Chargé, président de la Fédération des coopératives laitières et Olivier Picot, président de la Fédération des industries laitières, afin que soit mise en place une réflexion sur les difficultés de la flière. «Une bonne gestion est le préalable à toute stratégie, aussi pertinente soit-elle. Une attitude responsable aussi », indique le syndicaliste agricole.

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